
Titre : L’ange de Marchmont hall
Auteur : Lucinda Riley
Édition : Charleston poche
Genre : Contemporain
Pages : 720
Parution : 10 avril 2024


Trente ans ont passé depuis que Greta a quitté Marchmont Hall, une magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Lorsqu’elle y retourne pour Noël, sur l’invitation de son vieil ami David Marchmont, elle n’a aucun souvenir de la maison – le résultat de l’accident tragique qui a effacé de sa mémoire plus de vingt ans de sa vie.
Mais durant une promenade dans le parc enneigé, elle trébuche sur une tombe. L’inscription érodée lui indique qu’un petit garçon est enterré là. Cette découverte bouleversante allume une lumière dans les souvenirs de Greta, et va entraîner des réminiscences.
Avec l’aide de David, elle commence à reconstruire non seulement sa propre histoire, mais aussi celle de sa fille, Cheska…

Encore un livre qui traînait dans ma PAL et que j’aurais dû sortir plus tôt. En tant que lectrice, je fais parfois des choses étranges. Comme avoir tous les Lucinda Riley dans ma PAL (ou presque) et pourtant, ce n’est que le second livre de cette autrice que je lis.
J’ai même interrogé ma petite communauté booksta pour savoir s’il y avait toujours des personnages un peu étranges et un peu angoissants dans ses livres ou si c’était une pure coïncidence et que j’étais tombé sur les deux seuls…
Dans cette histoire, nous suivons une histoire de famille sur plusieurs générations.
D’abord Greta que l’on découvre dans les années 1980, elle revient à Marchmont Hall après avoir perdu la mémoire vingt-quatre ans auparavant. Depuis, elle n’a jamais eu le courage de revenir. David, ami de la famille depuis toujours à qui appartient Marchmont Hall, va réussir à la convaincre de venir passer Noël avec lui et Ava, la petite fille de Greta. Il espère aussi que revenir va débloquer les souvenirs coincés dans l’accident. Et c’est très vite ce qui va se passer, Greta va se souvenir avec l’aide de Davis. On va donc plonger dans ses souvenirs. Des souvenirs qui commencent en 1945, alors que Greta est une toute jeune fille. Nous allons retracer sa vie et surtout les obstacles qu’elle rencontre, les épreuves qu’elle traverse du début à la fin. J’ai beaucoup aimé Greta, que ce soit la jeune fille un peu perdue, la femme forte qui fait tout pour le bien de sa fille Cheska et la femme plus âgée qui retrouve la mémoire et est enfin prête à prendre comme elle vient et profiter des siens. C’est une héroïne touchante, on ressent ses doutes, ses peurs, ses insécurités. Elle parfois fait des choix que je n’ai pas forcément compris, mais qui est parfait finalement ? J’ai trouvé que Greta est une héroïne profondément gentille, elle fait parfois des choses qui blessent les autres, mais jamais intentionnellement. C’est une femme forte et courageuse qui apprend de ses erreurs.
Puis Cheska, la fille de Greta qui a eu un début de vie un peu particulier, je n’en dirai pas plus. Grâce à David, Greta, mais surtout Cheska va avoir une opportunité en or. À seulement cinq ans, Cheska va devenir une enfant star, tout le monde la veut dans ses films tant elle est belle, douce et joue bien. Mais au-delà des apparences, nous, lecteurs, nous rendons vite compte que Cheska a quelques petits soucis, qu’elle ne se comporte pas toujours de façon normale. Outre ses cauchemars, elle se comporte de manière étrange parfois, comme si quelqu’un d’autre prenait possession de son corps. Dans ces moments-là, elle devient horrible et peut faire des choses atroces. Même si je sais que le comportement de Cheska est lié à ses troubles mentaux, j’ai détesté cette héroïne du plus profond de mon âme… Mais quand elle est elle-même, elle est manipulatrice, vaniteuse et orgueilleuse. Non vraiment, cette héroïne, je l’ai trouvée exécrable, je l’ai détestée, je ne voulais pas d’elle dans l’histoire, un rejet total haha. Mais par contre psychologiquement, le travail psychologique qu’a fait l’autrice est impressionnant. Mais si Greta avait pu l’effacer définitivement de sa mémoire, ça ne m’aurait pas dérangé.
Et la douce Ava, fille de Cheska, élevée par LJ, la mère de David à Marchmont Hall. Ava est l’exacte opposée de sa mère. Même si physiquement, elles sont identiques, Ava elle, a été élevé à la campagne à Marchmont Hall. Elle a toujours grandi au milieu des animaux et a décidé d’être vétérinaire, tant elle les aimes. Ava, c’est la simplicité même, elle est la plupart du temps en salopette et avec ses grosses lunettes. C’est un calvaire pour elle de porter une robe et des lentilles de contact. Ce qu’elle aime, ce sont les gens simples, les animaux et la nature. Quand elle va rencontrer sa mère, elle va vite comprendre qu’elles n’ont rien en commun. La douce Ava va d’ailleurs faire les frais de la folie de sa mère à plusieurs reprises. Heureusement, elle peut compter sur la présence des habitants de Marchmont Hall, David, LJ et Mary, la bonne qui est sa vraie famille. J’ai adoré cette héroïne, elle est très touchante, elle représente tout ce que j’aime retrouver chez une héroïne, je crois que c’est mon coup de cœur de l’histoire.
Ayant verrouillé son cœur, Greta savait qu’elle était devenue dure ; toute la douceur qui, autrefois, avait pu lui causer des ennuis, avait disparu. Mais cela signifiait aussi qu’elle refusait le bonheur.
Les personnages secondaires ont également une grande place dans l’histoire. Surtout David, mon second coup de cœur de l’histoire. David qui fait la connaissance de Greta à Londres, alors qu’ils n’ont même pas encore la vingtaine. David est la constante dans la vie de Greta, il est toujours là quelque part, jamais très loin. David a toujours été amoureux de Greta, alors il reste, même en tant qu’ami, il prend soin d’elle, de sa fille et de sa petite-fille. C’est lui qui bouleverse la vie de Greta d’ailleurs, en la faisant aller à Marchmont Hall alors qu’elle est en difficulté. Il est tellement doux, gentil et protecteur, c’est le soleil de ce livre. J’ai aussi adoré les autres habitants de Marchmont Hall, LJ, qui comme Greta est une sacrée femme, forte, courageuse, travailleuse au tempérament de feu. J’ai beaucoup aimé cette héroïne, elle est indispensable à l’histoire. Tout comme Mary, la bonne de Marchmont Hall, qui est toujours là pour tout le monde, fidèle au poste. Elle prend soin des trois générations de femmes qu’elle voit passer dans la demeure familiale. Elle est adorable, si douce et attentionnée.
J’ai adoré traverser le temps en suivant ces trois femmes, j’ai vu les années défiler, je les ai vu évoluer, parfois en bien, parfois en mal. J’ai aussi vu la société changer, surtout vis à vis des femmes, et ça, c’est vraiment très intéressant.
J’ai adoré la double temporalité, surtout de la façon dont c’est amené ici, je trouve ça très original, nous partons comme Greta, sans trop savoir ce qu’elle a vécu les soixante premières années de sa vie et grâce à la double temporalité, nous remontons petit à petit dans ses souvenirs.
C’est un gros livre, plus de 700 pages et pourtant, je ne les ai pas vu défiler, j’ai été plongé dans l’histoire dès les premières pages. C’est un livre que j’avais, chaque jour, hâte de reprendre, pour replonger dans les souvenirs de Greta et David. C’est clairement addictif, on veut en savoir plus, surtout que l’autrice nous a semé quelques petites informations au départ, alors forcément on veut savoir ce qui s’est réellement passé. Les choses sont parfois prévisibles, j’avais compris beaucoup de choses avant les révélations, mais je me suis laissé porter et ça ne m’a pas du tout dérangé. J’ai vraiment dévoré cette histoire qui ne m’a clairement pas laissé de marbre, j’ai eu l’impression de moi-même faire partie de la famille Marchmont.
Tombe amoureuse si tu veux, mais garde toujours quelque chose pour toi. Trace ton propre avenir, sans dépendre d’aucun homme.
Coup de cœur pour le second livre que je lis de la très célèbre Lucinda Riley. Je rattrape petit à petit mon retard, en les sortant de ma PAL. Et je dois dire que celui-ci m’a littéralement happé. J’y ai retrouvé tout ce que j’aime, une double temporalité, une histoire de femmes, une histoire de famille, des drames, de l’amour, de l’amitié, des doutes, des rêves, des espoirs, la maladie, le deuil. Bref, je l’ai clairement dévoré, je n’ai pas vu défiler les 700 pages. J’ai adoré l’héroïne Greta, une femme forte et courageuse qui fait avec ce que la vie lui donne, ce sont ses souvenirs qu’on retrouve en même temps qu’elle. J’ai détesté sa fille, Cheska, qui, outre ses problèmes psychiques, est orgueilleuse, manipulatrice et vaniteuse. J’ai eu un coup de cœur pour sa fille Ava, la douce Ava qui ne vit que pour la nature et les animaux, loin de la vie de luxe de sa mère. J’ai aussi eu un coup de cœur pour David, l’ami de la famille, amoureux de Greta du début à la fin, toujours là pour l’aider, elle, sa fille et sa petite-fille, souvent au détriment de sa vie, de ses envies et de ses besoins. J’ai aussi adoré sa mère LJ, une sacrée femme, forte et courageuse qui mène Marchmont Hall d’une main de fer dans un gant de velours. Et puis Mary, la bonne qui prend soin des habitants de Marchmont Hall année après année, génération après génération. J’ai adoré me balader dans le temps entre 1945 et 1985, j’ai adoré suivre l’évolution de cette famille si particulière. Un vrai régal avec une plume plus qu’addictive, une fois commencé, j’ai eu du mal à le lâcher. Des sujets forts abordés avec justesse, un brin de suspense qui maintient un peu d’adrénaline tout au long de la lecture. Clairement la taille me faisait peur, mais une histoire comme ça, de la main de Lucinda Riley, on ne voit pas le temps passer. J’ai passé quarante ans auprès de la famille Marchmont et j’avais vraiment l’impression de moi-même faire partie de cette famille. Un coup de cœur que je recommande et j’ai vraiment hâte de lire ceux qui m’attendent dans ma PAL…