
Titre : Le passager du new-york express
Auteur : Laurent Lagarde
Édition : Eyrolles
Genre : Contemporain / Historique
Pages : 288
Parution : 5 février 2026


Augustine a cent dix ans et des yeux noisette qui, selon elle, auraient dû être bleus. Mais pourquoi donc ? L’explication se trouve dans une lettre postée à Cherbourg en 1912 et signée par un mystérieux Albert… qui pourrait être son père. Lorsqu’elle partage ce secret avec Estelle, jeune animatrice de la résidence Les Mirabelles, celle-ci ne se doute pas qu’elle va plonger au coeur d’une aventure incroyable et découvrir une poignante histoire d’amour. Accompagnée de Paul, l’arrière-petit-fils d’Augustine, elle embarque dans le New York Express pour un voyage à travers le temps, les archives et les océans. Alors qu’Estelle n’a jamais quitté sa Lorraine natale, cette enquête va la transporter plus d’un siècle en arrière, dans une époque de bals, de courses automobiles, de batailles historiques et de paquebots mythiques. Et le souffle romanesque de la Belle Époque pourrait bien changer sa propre vie…

Merci Eyrolles
Après avoir adoré Les cinq sur la photo, il me tardait de lire ce nouveau livre de Laurent Lagarde. Et je ne suis pas déçue d’avoir embarqué à bord du New York Express.
Tout commence avec Augustine, 110 ans, qui réside dans une maison de retraite. Lors d’un atelier généalogie proposé par Estelle, l’animatrice de la résidence, Augustine va se confier sur son père. Pour elle, celui qui l’a élevée n’était pas son vrai père, elle a les yeux bleus, et ses parents tous les deux les yeux marron, ce qui techniquement est impossible. Et puis, elle a trouvé une lettre après le décès de sa mère qu’elle a gardée précieusement. Une lettre d’un certain Albert. Elle va missionner Paul, son arrière-petit-fils, et Estelle pour comprendre d’où elle vient. Les deux jeunes gens ne savent absolument pas dans quoi ils vont embarquer…
Nous roulons donc – avec une centaine d’année de retard sur lui- à la poursuite d’Albert.
Je ne savais pas du tout dans quoi je m’embarquais en ouvrant ce livre, j’avais adoré le premier, mais je crois que celui-ci encore plus. C’est le genre de livre, qui relate certains faits historiques y incorporant ses héros et en arrangeant un poil l’histoire pour que ça rentre. Alors ici, je me suis régalé, j’ai embarqué à bord du New York Express dont je n’avais jamais entendu parler. Puis j’ai continué mon voyage à bord du tristement célèbre paquebot le Titanic qui m’a emmené à sa destination de base, les États-Unis, tout ça vers les années 1912.
Ce livre est une quête, pour Paul et Augustine, de savoir qui était vraiment cet Albert, est-ce que, comme le pense Augustine, ils ont un lien de parenté ? J’ai avancé au fil des révélations avec Estelle et Paul, j’ai vibré avec leurs découvertes, été triste et déçue par certaines issues. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur nous emmène à la recherche de l’histoire d’Albert, en partant d’une simple lettre.
J’ai adoré tous les personnages de cette histoire. Ceux du présent, Estelle, Paul et Augustine.
Estelle est une jeune femme qui est animatrice en maison de retraite, elle n’a jamais quitté la Lorraine, elle se plaît dans sa routine quotidienne, célibataire depuis un moment et toujours chez ses parents. Estelle est douce, gentille, elle veut tout faire pour le bien de ses résidents et ça passe par de sacrées activités, bien loin des jeux de société proposés dans d’autres établissements. Elle m’a également fait beaucoup rire, timide et gaffeuse sur les bords, elle se retrouve parfois vite embarrassée.
J’ai aussi aimé Paul, qu’on ne connaît qu’à travers Estelle. Au début il paraît un peu froid et hautain et n’a pas l’air ravi de partager des secrets de famille avec la jeune femme. Mais plus ils se parlent et se voient pour la quête d’Augustine, plus ils se rapprochent et on voit le vrai Paul. Il a eu une vie difficile, beaucoup de blessures dès l’enfance, il fait comme il peut finalement. Un peu maladroit, surtout avec Estelle, c’est un passionné de danse, il n’hésite pas à donner un cours à Estelle au milieu de son salon. Paul est un livre ouvert, même à travers les yeux d’Estelle, on voit ses réactions au fil des découvertes, la joie, la déception, la surprise… J’ai beaucoup aimé ce grand brun un peu perdu.
Augustine, elle aussi, je l’ai adorée, un peu espiègle (beaucoup même), elle a beau être la doyenne de la résidence et presque de sa région, Augustine à la tête bien sur les épaules et elle est encore une pro pour les manigances. Elle aime beaucoup Estelle et se dit que faire cette enquête pour elle avec Paul pourrait bien les rapprocher, après tout, ils iraient très bien ensemble, ces deux-là. Elle est très touchante cette centenaire, j’ai aimé sa force et son espièglerie.
Il y a aussi les personnages du passé, principalement la mère d’Augustine, Louise. On la découvre en 1911 à un bal avec une amie. Les deux amies sont invitées à danser, Louise par un certain Albert… J’ai adoré remonter l’histoire de Louise, la maman d’Augustine qui n’a jamais parlé d’Albert à personne, ou presque… C’était une femme courageuse et brillante modiste, qui a dû fuir Paris et plus ou moins recommencer sa vie en province.
Et puis, évidemment, il y a Albert. Pas toujours facile de le suivre et de retrouver sa trace d’ailleurs. J’ai adoré retracer son histoire petit à petit. Cet homme a vécu des trucs sacrément dingues, un warrior finalement. Après une mauvaise passe, il n’a pas d’autres choix que de fuir Paris, comme il l’a indiqué dans sa lettre à Louise. Pour quoi ? pour aller où ? On va le découvrir au fil de la lecture et j’ai été bluffé par son histoire.
C’est un livre avec une quête plus qu’addictive, nous sommes comme le héros, on se pose des questions sur Albert, on avance petit à petit grâce aux petits indices que nous donne l’auteur. Une fois qu’on est lancé dans cette quête de vérité, difficile de s’arrêter, croyez-moi. Je n’en dirai pas beaucoup plus, ce livre est basé sur beaucoup de retournements de situation. Alors je vais garder le mystère.
C’est un livre à double temporalité comme je les aime, on retrace l’histoire de Louise et Albert tout en regardant commencer celle d’Estelle et Paul. Il y a donc plusieurs belles histoires d’amour dans ce livre, c’est beau et touchant, j’ai adoré.
Il faut aussi que je vous parle de l’objet livre, je l’ai trouvé juste magnifique avec ces en-têtes de chapitres si beaux. En plus ils différencient les chapitres au passé et au présent, grâce aux billets qui sont différents. C’est un gros plus pour moi, j’ai trouvé l’identité visuelle de ce livre, belle et forte.
On est toujours conscient de vivre une première, mais les dernières se révèlent seulement lorsqu’il est trop tard pour les savourer. La dernière fois qu’on a embrassé un être aimé, sans le savoir, est sans doute la plus cruelle de toutes.
Coup de cœur pour ce livre qui m’a embarqué à bord du New York Express et du Titanic. Une histoire pleine de mystères et de rebondissements à la recherche d’Albert. Cet Albert est probablement le père d’Augustine, qui, pendant un atelier de généalogie à sa maison de retraite, confie à l’animatrice Estelle que son père n’est pas son père, il avait les yeux marron, comme sa mère… C’est donc impossible, et puis, il y a cette lettre qui le prouve. Estelle et son arrière-petit-fils Paul, sont missionnés par cette espiègle centenaire pour apprendre la vérité. J’ai adoré mener l’enquête à leurs côtés, retrouver des pistes concernant ce fameux Albert puis les perdre pour enfin être sacrément surpris. Un voyage dans le temps, mais aussi entre la France et les États-Unis. J’ai aimé tous les personnages de cette histoire, ils m’ont tous touché d’une façon ou d’une autre. J’ai adoré être basculé dans le début des années 1900, les bals, la vie de l’époque, le début de la Première Guerre mondiale, côté historique, j’ai adoré, surtout que l’auteur s’est appuyé sur quelques faits réels, et ça, je valide toujours. Un livre addictif, une fois qu’on plonge dans cette quête difficile, d’arrêter sans avoir le fin mot de l’histoire. Encore une fois, j’ai adoré la plume de l’auteur, je me suis laissé entraîner dans cette quête d’identité, cette quête surgie du passé. J’ai aimé la petite romance qui en découle avec ces deux héros aussi maladroits l’un que l’autre, c’est doux et bienveillant, ça m’a sorti un peu de l’apnée de l’histoire d’Albert. En bonus, j’ai trouvé l’objet livre vraiment magnifique avec des billets de train en en-tête des chapitres, qui nous précisent en quelle année nous sommes. Je n’en dirai pas plus de peur de vous en dire trop et de révéler quelque chose d’important.Si vous aimez les livres historiques, à double temporalité et les quêtes familiales, n’attendez plus une seule seconde avant d’embarquer à bord du New York Express.