
Titre : Chats sur ordonnance
Auteur : Syou Ishida
Édition : Le Livre de poche
Genre : Littérature japonaise
Pages : 315
Parution : 1er octobre 2025


Bienvenue à la Clinique psychologique de Nakagyô.
Un centre de soin situé au cœur de Kyôto, au fond d’une ruelle sombre, particulièrement difficile à trouver.
Assisté de son infirmière Chitose, le docteur Nike y reçoit des patients de tous horizons.
Sa particularité ?
Ne pas prescrire des médicaments, mais… des chats!
Un jeune homme harcelé au travail, un père de famille désemparé, une mère qui a du mal à communiquer avec sa fille, une créatrice de mode trop perfectionniste… vont en faire l’expérience.
Que leur révèleront ces êtres capricieux et délicats, exigeants mais si charmants ?
Et si les traitements prenaient des formes totalement inattendues ?

J’ai vu ce livre dans un magasin d’occasion et je n’ai pas résisté, un livre japonais sur les chats ? Toutes les choses que j’aime le plus réunies dans un seul livre, c’était obligé que je reparte avec.
Après plusieurs livres assez rudes, dont le dernier avec des batailles du début à la fin, j’avais besoin d’un livre transition, un livre doux, sans prise de tête. Quoi de mieux qu’un livre de littérature japonaise. J’ai donc sorti celui-ci qui traînait dans ma PAL et je suis contente de l’avoir choisi, c’était parfaitement ce dont j’avais besoin.
Ici, le fil rouge de l’histoire, c’est la clinique psychologique de Nakagyô, située au cœur de Kyôto. Une clinique très particulière, puisqu’on ne la trouve que si on en a besoin, sinon nous n’y avons pas accès. Au fond d’une ruelle, qui apparaît et disparaît au gré des besoins des gens qui doivent s’y rendre. Elle est tenue par un médecin un peu particulier, le Dr Nike, jeune médecin gentil et solaire, et son infirmière Chitose, plutôt froide et revêche. Chose encore plus particulière, les prescriptions de cette clinique, sont des chats… Les patients repartent pour une durée déterminée avec les chats dont ils ont besoin pour leurs problèmes.
Ce livre est découpé en plusieurs nouvelles, nous suivons indépendamment les quatre personnages de l’histoire, qui n’ont pas vraiment de lien entre eux, sauf la clinique.
On survole plus ou moins les histoires des personnages, je sais que ça peut ne pas plaire à tout le monde. C’est, je pense, une particularité de la littérature japonaise, j’avais retrouvé ça également dans Tant que le café est encore chaud. Je ne lirais pas tous les jours ce genre de livre, mais j’avoue que de temps en temps, j’aime beaucoup, ça casse ma routine de lecture et ça fait du bien. Ce sont donc quatre patients que l’on va suivre le temps de quelques pages, apprendre leur histoire et voir leur évolution de traitement avec les chats.
Depuis fort longtemps on considère les chats comme la meilleure des médecines. La panacée. En d’autres termes, ils sont plus efficaces que bien des médicaments que l’on prescrit.
Même s’il peut être difficile de s’identifier aux personnages et à leur problématique puisque nous n’avons pas la même culture ici, j’ai trouvé les thèmes abordés très intéressants. On parle de travail, d’acceptation de soi et des autres, de relations familiales et bien d’autres choses encore. J’ai aimé la façon dont c’est traité et abordé.
C’est un livre japonais, on retrouve donc ce petit côté onirique et ça, je dois dire, j’en suis particulièrement fan. Ça se passe surtout en dernière partie du livre, ça remet un peu tout en question, j’ai assemblé les pièces du puzzle et j’ai eu vraiment envie d’y croire, à cette part d’irréel et de mythe dans l’histoire. C’est un peu la cerise sur le gâteau pour moi, j’ai adoré.
Ce livre, en plus de la clinique, tourne bien sûr autour des chats, ils sont centraux dans l’histoire. C’est une véritable ode aux chats, l’autrice nous montre ce qu’ils peuvent nous apporter. L’amour qu’ils peuvent nous apporter et l’amour qu’on peut, nous, humains, leur redonner. D’ailleurs, en faisant quelques recherches, j’ai découvert les Bakenekos et je crois que je vais me pencher un peu plus là-dessus parce que, encore une fois, ça regroupe vraiment ce que j’aime le plus.
Que ce soit pour un jour ou un an, parfois la vie place sur notre chemin des individus, un chat, un être humain, irremplaçables pour nous. On les aime pour toujours. Même s’ils nous quittent…
J’ai adoré ce livre, moi qui avais besoin d’une lecture douce et posée après des lectures pleines d’action, j’ai été comblé. Ici, on est vraiment sur de la littérature japonaise avec ces codes que l’on retrouve souvent. Le livre est composé de quatre nouvelles, dans lesquelles nous suivons à chaque fois un nouveau patient de la clinique. D’ailleurs, le fil rouge de l’histoire et le lien entre tous ces personnages, c’est bien la clinique psychologique de Nakagyô qui prescrit des chats en guise de traitement. On ne rentre pas en profondeur dans la vie des personnages, on les survole, mais j’ai néanmoins trouvé les thématiques abordées très intéressantes. Attention, Trigger Warning : fort risque de vouloir adopter un chat en refermant ce livre. Les chats sont vraiment au cœur de cette histoire, leur caractère bien différent, leur façon d’être, ce qu’ils nous apportent au quotidien, tendresse, joie, rire et parfois larmes. Ils sont le centre de cette histoire, c’est doux, c’est réconfortant, j’ai adoré. Moi qui suis une amoureuse des chats, j’ai été comblée, mais je suis sûre que ces minous et minettes sauront conquérir n’importe quel cœur. Comme bien souvent dans la littérature japonaise, il y a un côté onirique à l’histoire, cette clinique et sa ruelle qui apparaissent et disparaissent selon les besoins des gens. Ce docteur très étrange et son infirmière tout aussi bizarre… Nous avons plus ou moins une explication à la fin de l’histoire où le côté magique et onirique est à son paroxysme. On aime ou on n’aime pas, moi, j’ai adoré, je suis complètement convaincue par cette fin d’histoire, qui m’a même fait découvrir quelque chose sur les mythes japonais que je ne connaissais pas encore. Bref, j’ai adoré, je sais que ce genre de livre est plutôt particulier et qu’il ne convient pas à tout le monde. Je serais bien resté encore un peu à Kyôto avec tous ces chats trop craquants.