Contemporain·Non classé

Les hirondelles ne font pas le printemps – Cynthia Kafka

Titre : Les hirondelles ne font pas le printemps

Auteur : Cynthia Kafka

Édition : Charleston

Genre : Contemporain

Pages :  270

Parution : 19 mars 2026

Lisbeth, vingt-huit ans, trépigne d’impatience autant qu’elle appréhende sa rentrée à l’école élémentaire des Hirondelles. Enseigner est une vocation, un rêve qui l’anime depuis sa plus tendre enfance. Mais entre les élèves mutiques ou trop bavards et les collègues blasés ou au bout du rouleau, elle n’a pas une minute de répit. Et ce n’est pas la perspective de sa prochaine inspection, ni la classe de découverte à organiser, qui va lui permettre de souffler… Pas plus que la colocation avec sa mère, qui s’est installée chez elle pour une durée indéterminée et qui compte bien en profiter pour l’aider à trouver l’amour ! Comment Lisbeth va-t-elle survivre à cette année scolaire pleine de surprises et de rebondissements ?

Le nouveau livre de Cynthia Kafka est là, un des livres que j’attends chaque année avec impatience. Cette année, j’ai eu la chance de le recevoir un peu avant sa sortie, un vrai bonheur. Pourtant, je dois avouer qu’il me faisait un peu peur cette fois, un livre sur l’école, je n’étais pas sûr d’accrocher et pourtant, la magie des mots de Cynthia m’a encore eu.

Dans cette histoire, nous allons suivre Lisbeth dans son quotidien d’institutrice remplaçante à l’école des Hirondelles. Appelée la veille pour le lendemain, elle ne sait rien de l’école, ni du niveau qu’elle va avoir. Même une fois arrivé, le jour de la rentrée, personne ne s’attendait à ce qu’elle soit assignée là pour l’année entière.

J’ai trouvé ça vraiment intéressant, cette plongée dans le cœur du métier d’instit. Comme Lisbeth, j’ai moi aussi été marqué par la série avec Gérard Klein que j’adorais. C’est un peu la seule image que j’avais de la profession. Finalement on est tous passé par l’école un jour, mais on se pose rarement la question de comment ça se passe pour les instituteurs.

Ici, nous sommes plongés en plein dans la vie de ses professeurs qui nous ont parfois marquées quand nous étions enfants. Ces instituteurs qui étaient là pour nous apprendre, nous accompagner, soigner les bobos et consoler les chagrins. Mais pour eux, tout n’est pas toujours rose. À l’école des Hirondelles, tout le monde est un peu nouveau, il n’y a qu’une seule institutrice qui était là l’année précédente. C’est donc une toute nouvelle équipe qui va devoir prendre ses marques, apprendre à se comprendre et s’entraider. C’est ce que nous dit Cynthia, l’entraide entre les instituteurs et institutrices est indispensable, surtout quand l’Éducation nationale, n’a que faire des « petits problèmes ou des caprices » de ces instituteurs. L’autrice dénonce, toujours avec humour, les méandres de cette profession, la détresse que peuvent ressentir certain(e)s professeur(e)s, un sujet, malheureusement toujours bien d’actualité. Mais tout est dit avec brio, comme toujours.

On sent vraiment que Cynthia Kafka est passée par là, on sent vraiment son vécu d’institutrice. C’est sans doute pour ça que j’ai trouvé ce livre encore plus fort que les autres. L’immersion est totale, les émotions percutantes, entre espoirs et désillusions, c’est un vrai ascenseur émotionnel.

N’oublie jamais que, quel que soit notre travail, nos responsabilités, on a besoin d’une vie bien remplie à côté, sinon c’est nous qui marchons à côté de notre vie.

Lisbeth m’a profondément touchée, je me suis reconnue dans cette héroïne qui veut toujours faire de son mieux pour tout le monde et qui s’oublie bien souvent. Elle doit gérer ses élèves, une inspection, sa mère qui vit avec elle depuis peu. C’est beaucoup pour elle, ça déborde, le raz-de-marée menace. Mais Lisbeth, bien qu’à bout, ne baisse pas les bras, pour ses élèves qu’elle à envie d’aider, avec qui elle a tissé un lien. Je l’ai trouvée très courageuse, très pédagogue, elle fait de son mieux pour chacun des élèves de sa classe, elle se soucie vraiment d’eux et ils le lui rendent bien. J’aurais vraiment voulu avoir une institutrice comme Lisbeth…

J’ai aussi beaucoup aimé ses collègues, surtout Géraldine et Léopold, ils ont chacun une vision différente de l’enseignement, leur façon de faire ou de ne pas faire. J’ai trouvé intéressant d’avoir le point de vue des autres instituteurs de l’école, de pouvoir voir comment ils voient les choses eux aussi.

Les élèves de Lisbeth m’ont également touché, particulièrement Joshua et Clara, pas besoin d’en dire plus, surtout par rapport à Clara, cette enfant m’a bouleversé.

Et puis, il y a la mère de Lisbeth, qui met de la douceur dans l’histoire, elle m’a fait beaucoup rire. Entre ses animaux bizarres faits au crochet et la façon dont elle espionne sa fille ou lui court après pour lui donner son goûter. C’est un peu le soleil de l’histoire, elle est d’ailleurs indispensable, je trouve.

J’ai dévoré ce livre, je suis une très grande fan de la plume de Cynthia Kafka, j’ai ouvert le livre, je n’ai pas su m’arrêter avant de l’avoir terminé. C’est chaque année pareil, je l’attends avec impatience, mais ma gourmandise me pousse à le dévorer d’un coup. Avec celui-ci, je confirme à nouveau mon amour pour la plume de cette autrice qui me touche à chaque fois, même quand les sujets abordés m’attirent un peu moins, elle arrive à me happer.

Je veux te dire un secret, maîtresse. Je sais que c’est pas vraiment des morceaux d’étoiles, mais j’ai envie d’y croire, alors merci. Je m’en souviendrai toute ma vie.

Coup de cœur pour ce nouveau Cynthia Kafka, comme toujours, et pourtant le thème de ce dernier livre me faisait un peu peur. Mais comme d’habitude, j’ai été touchée et embarquée dès les premières pages. J’ai adoré l’héroïne Lisbeth, une institutrice remplaçante dévouée à son travail et à ses jeunes élèves. Pour elle, c’est une vocation, mais elle se heurte aux difficultés du travail et surtout à la complexité de l’Éducation nationale. Un thème toujours bien d’actualité, malheureusement, et je trouve ça génial que l’autrice en parle. Elle sait de quoi elle parle d’ailleurs, ça se sent, j’ai trouvé ce livre plus fort que les autres, les émotions plus percutantes et l’immersion totale. Une plongée dans une école élémentaire dont on ignore souvent les coulisses, j’ai trouvé ça vraiment intéressant. Cynthia met en avant les difficultés du métier d’institutrice, mais aussi les petits bonheurs du quotidien. L’héroïne, Lisbeth est très touchante, j’ai eu mal au cœur pour elle, j’ai aussi souri avec elle, on la suit vraiment dans ses hauts et ses bas, elle m’a profondément touchée par sa douceur et sa bienveillance. Les personnages secondaires sont tout aussi touchants, il y a ses collègues Géraldine et Léopold, les élèves qui sont adorable, gros coup de cœur pour Clara et Joshua. Et il y a la mère de Lisbeth, qui m’a fait beaucoup rire tout au long de l’histoire. Au-delà du métier d’instituteur, l’autrice nous parle également de soutien, d’amitié, de famille et d’amour. Ce live, c’est un ascenseur émotionnel, j’ai souri, j’ai ri, j’ai eu le cœur serré et les larmes aux yeux. J’ai vibré à 100 % du début à la fin, la plume de l’autrice me fait ça à chaque fois, mais là peut-être encore un peu plus que d’habitude. Elle nous parle de la vraie vie, de cette profession souvent dénigrée, mais indispensable, elle nous rappelle qu’il y a encore et qu’il y aura encore des instituteurs pour tendre la main et aider les enfants qui en ont besoin, leur donner de l’espoir, des rêves et l’impulsion pour y accéder. Les derniers chapitres m’ont eu, j’ai fini ce livre avec des larmes plein les yeux et le cœur gonflé d’amour et d’espoir.

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