
Titre : L’Attrape-foudre
Auteur : Sarah Bussy
Édition : Collection R
Genre : Jeunesse
Pages : 304
Parution : 5 mars 2026


Farah a le coup de foudre pour Tao. Ensemble, ils vont prendre le risque de se brûler les ailes…
Un superbe roman sur l’urgence et la voracité de l’adolescence.
En attendant l’année du bac, Farah travaille tout l’été à la station-service familiale. Un jour, une vieille Ferrari blanche brinquebalante s’arrête à la pompe. À son volant : Tao, un garçon au charme magnétique, si libre, si différent de ceux que Farah connaît.
Lorsqu’il lui propose de le suivre dans son road-trip vers les orages du Sud, la jeune fille ne peut qu’accepter. Mais au fil des kilomètres et des confidences, Farah comprend que Tao joue avec le feu. Et que sa fuite pourrait bien les brûler tous les deux…

Merci Collection R
Dès la lecture du résumé, j’ai été très intriguée par ce livre. Un été, deux jeunes qui partent à la poursuite des orages à bord d’une vieille Ferrari… Il n’en fallait pas plus pour me tenter.
Et j’ai beaucoup aimé ce livre, particulièrement l’héroïne Farah.
Certains ne comprendront pas forcément son choix de partir avec un garçon qu’elle connaît à peine alors qu’elle n’est même pas encore majeure. Mais qui n’a pas fait de choses un peu folles à cet âge ? Moi je crois que j’aurais pu le faire à l’époque, alors oui, j’ai aimé Farah et son choix de partir.
J’ai mal au cœur. Et jamais le double sens de l’expression ne m’a paru si pertinent. Son exactitude physiologique me saute aux yeux. Dans tous les cas, ça fait mal et provoque un écoulement : le vomi ou les larmes.
Farah est un peu perdue, elle s’est embrouillée avec sa meilleure amie, son père la fait travailler dans sa station-service soi-disant pour lui apprendre la vraie vie, elle ne trouve pas ça juste (moi non plus au passage). Farah est presque une ado modèle, elle ne fait pas de vague, a de bonnes notes, est très investie dans son équipe de foot féminine et elle passe son temps à lire et dessiner. J’ai donc pris en grippe ce père beaucoup trop autoritaire et j’ai compris le choix de Farah de partir à l’aventure loin de cette station-service de l’enfer. J’ai beaucoup aimé cette héroïne qui, malgré ce choix impulsif et potentiellement dangereux, reste quand même assez mature pour son âge. Elle se pose des questions, réfléchit, elle a conscience de ses actes. En plus, je trouve que pendant ce road-trip, elle gagne encore en maturité.
Mon problème, dans cette histoire, c’est plus Tao, je n’ai pas du tout accroché avec ce personnage. Je l’ai trouvé immature, très autocentré et égoïste. Il veut aller au bout de sa folie, quoi qu’il arrive, quoi qu’il en coûte, même si Farah peut aussi se retrouver en danger. Il est très étrange, dans son monde, il n’a pas conscience de la vraie vie, il se dit extraterrestre, mais clairement, on pourrait le croire. Il m’a vraiment agacé du début à la fin, il n’a clairement pas su me toucher comme Farah. Nous n’avons pas son point de vue, c’est peut-être pour ça, mais à travers le regard de Farah, ce que j’ai vu ne m’a pas convaincu.
J’ai adoré les personnages secondaires aussi, surtout Irvin et bien sûr Mamie Jo, elle est incroyable cette mamie. Elle est d’une écoute et d’une bienveillance incroyable avec Farah, elle la conseille toujours comme elle pense, même si ça doit la mettre potentiellement en danger. Mamie Jo est vraie, entière et synesthésique et ça, j’ai adoré, je connaissais déjà cette particularité, j’ai été ravie de la retrouver ici.
C’est un roman qui parle beaucoup de l’adolescence, du passage entre l’adolescence et la vie adulte. Il évoque, les dissonances avec la famille, l’incompréhension entre parents et les ados. Il évoque aussi beaucoup l’amitié, la force d’une amitié, et les déceptions, les déceptions amicales qui brisent le cœur. Et bien sûr, il évoque les premiers amours, les premiers baisers, les premiers sentiments, les premiers rapprochements.
C’est peut-être ça, l’adolescence, une longue attente. Attendre l’après. Attendre l’âge adulte tout en souhaitant ne jamais y arriver. Attendre quelqu’un, attendre la vie, le début, le commencement, nourrir des espoirs fous, que tout soit meilleur après.
J’ai été embarquée dans ce road-trip avec Tao et Farah, j’ai eu l’impression d’être dans une bulle le temps de ma lecture. On sillonne les routes de France avec eux, sous le soleil d’été, flânant le long des cours d’eau, j’avais vraiment l’impression d’y être. Des rencontres au fil de la route, des rencontres bienveillantes qu’on n’oublie pas. Un moment hors du temps, embarqué dans cette vieille Ferrari, la musique qui grésille et les cheveux au vent.
Bien sûr, ici, il est question de foudre, de fulgurance, un phénomène un peu particulier, que je connaissais déjà, mais j’ai trouvé ça très intéressant de le retrouver dans cette histoire, je n’en dirai pas plus, mais vraiment un sujet scientifique fort et bien traité ici.
J’ai tout particulièrement aimé la plume de l’autrice, je l’ai trouvée très belle, fluide et envoûtante. C’est une totale découverte que je ne regrette vraiment pas, j’ai vraiment accroché à sa façon d’écrire, je vais donc me pencher sur ses autres livres.
Plus tard. On nous en parle depuis qu’on est né, de plus tard, mais on a toujours l’impression que la vie décidera pour nous. Et en même temps, on nous demande sans arrêt de faire des choix, que la plupart des gens finissent par regretter. Il faudrait déjà savoir, puis choisir.
Un livre jeunesse que j’ai beaucoup aimé. J’ai embarqué dans la vieille Ferrari de Tao pour un road-trip bien particulier. J’ai suivi Farah, avec beaucoup d’émotions tant j’ai aimé cette jeune héroïne qui, sur un coup de tête, embarque avec un inconnu pour chasser les orages dans le sud de la France. On peut comprendre son choix, ou pas, moi, je l’ai compris, on prend des décisions irraisonnables quand on a 17 ans… Elle m’a beaucoup touché cette héroïne, qui se retrouve un peu injustement à travailler pour son père dans sa station-service et qui décide de prendre la poudre d’escampette avec Tao qui lui plaît beaucoup. Farah est une adolescente très gentille, très à l’écoute et qui ne fait pas de vague, malgré sa décision, je l’ai trouvée assez mature pour son âge. Par contre, je n’ai pas apprécié Tao, je l’ai trouvé très égoïste et autocentré, bien loin de la vraie vie. Il s’en fout d’entraîner Farah vers le danger, il veut aller jusqu’au bout de son idée, sans tenir compte des conséquences, il m’a agacé du début à la fin. Mais ce road-trip m’a beaucoup plus, les premières expériences, les premiers amours, ces gens rencontrés au fil de la route qui apportent beaucoup à Farah. Cette immersion dans le voyage, j’avais l’impression d’être à bord de la vieille Ferrari, les cheveux au vent sous la chaleur lourde d’un mois d’août, avec le grésillement de la radio dans les oreilles. L’espace de quelques chapitres, j’ai eu l’impression d’être dans une bulle, complètement embarqué dans cette histoire que je décrirais un peu comme un OVNI, un OVNI prenant et intéressant. L’autrice aborde des thèmes comme la famille, l’amitié, l’amour, plus précisément les premiers amours. Mais on y parle aussi de synesthésie (que je connais déjà, mais que j’adore retrouver dans les livres) et surtout de foudre, de foudroyés et de fulguration. Un livre parfait pour l’évasion, pour la déconnexion, avec une plume magnifique, fluide et poétique. J’ai passé un excellent moment avec Farah à sillonner les routes de France à la poursuite de la foudre dans tous les sens du terme…