
Titre : La Promesse des Gélinas, tome 1 : Adèle
Auteur : France Lorrain
Édition : Verso
Genre : Historique
Pages : 384
Parution : 6 mars 2026


« PROMETTEZ-MOI DE NE JAMAIS VOUS MARIER, DE NE JAMAIS CHOISIR D’ÉPOUX OU D’ÉPOUSE QUI RISQUE DE VOUS BRISER LE CŒUR, NI D’AVOIR D’ENFANTS. »
Québec, Hautes-Laurentides, 1922.
Avant de mourir, Rose Gélinas a demandé à ses quatre enfants de lui faire cette promesse folle.
Adèle, vingt ans, est la deuxième fille de la fratrie. Son souhait le plus cher : devenir journaliste et vivre de sa plume. Dans le monde rural des années 1930, c’est loin d’être une mince affaire.
À force d’acharnement et de volonté, Adèle finit par obtenir une chronique régulière comme pigiste au journal de Saint-Jovite, dirigé par le beau Jérôme Sénéchal. Ce dernier ébranle ses convictions face au serment fait à sa mère.
Alors que l’orage gronde au sein de la famille, cette passion que vit Adèle risque aussi de la mettre en danger. Car les rumeurs courent vite dans un petit village, et certains ne voient pas d’un bon œil qu’une fille Gélinas fréquente un homme de la ville.

Merci Verso
Quand la ME m’a proposé ce livre, il m’a intrigué, je ne l’avais jamais vu passer. Mais je suis une grande amatrice des sagas familiales historiques et des livres canadiens, alors un livre qui réunissait les deux… J’ai été obligé de découvrir cette saga qui comptera quatre tomes, un pour chaque enfant Gélinas.
Quatre enfants qui, même jeunes adultes, vivent encore ensemble dans la ferme familiale. Et c’est pour une raison bien précise, ils ont tous promis à leur mère sur son lit de mort de ne jamais se marier, et de ne jamais avoir d’enfants… Une demande très égoïste pour ces enfants qui étaient encore bien jeunes.
Dans ce premier tome, nous suivons Adèle, la cadette des filles, celle qui pense différemment des autres, celle qui a des rêves de liberté et d’émancipation. Adèle aime les mots, elle écrit d’ailleurs quelques articles de temps en temps pour un journal d’un village à côté du sien. Elle y croit, elle sait qu’elle a du talent, mais pour sa sœur aînée Florie, et comme tous les autres de son petit village, les femmes doivent rester à la maison. Mais Adèle est bien déterminée à réaliser ses rêves et quitter cette ferme et elle va y arriver, très vite elle va devenir pigiste régulière et apporter de l’argent à la famille avec son écriture. J’ai adoré cette héroïne, je pense que ça sera ma préférée des frères et sœurs Gélinas. Adèle n’aime pas l’injustice, elle ne veut pas qu’il y ait de différence entre les hommes et les femmes, ce qui n’est clairement pas le cas en 1930 dans les petits villages canadiens. Mais elle est déterminée, elle est également gentille, à l’écoute, travailleuse. Bref, je l’ai adorée, Adèle et sa volonté de devenir quelqu’un, de devenir une femme qui ne sera pas cantonnée à la maison, elle fonce.
Jamais, susurra-t-elle, jamais tu n’auras mon pardon. Vis ainsi avec la conséquence de ton acte. Tu ne sais pas ce qu’est l’amour. Adieu.
En ce qui concerne les autres membres de la famille Gélinas, j’ai beaucoup aimé Édouard également. Le plus proche d’Adèle, son confident, le plus ouvert d’esprit surtout, lui aussi a ses propres projets qui ne plaisent pas à Florie. D’ailleurs, Florie, parlons-en, elle est exécrable du début à la fin, c’est le genre d’héroïne qui me fait souffler fort, très fort… Je crois même que j’ai eu parfois du mal à avancer dans ma lecture à cause d’elle, je ne comprends pas qu’on puisse être comme elle, elle est juste horrible. J’espère que le tome sur elle, nous fera l’aimer un peu plus, parce que là vraiment… En ce qui concerne le plus jeune, Laurent, je ne sais pas vraiment quoi penser de lui, il est très influencé par Florie qui l’a élevé finalement, du coup, il peut parfois être comme elle et d’autres fois, plus ouvert.
L’ambiance des petits villages de campagne sous le joug du clergé à cette époque, est bien représentée. Surtout avec Florie (encore une fois) qui ne vit que pour ce qu’on va dire de sa famille, ses confessions au curé du village et la peur de ce que va faire sa sœur.
J’ai beaucoup aimé les sujets abordés dans ce livre, la place des femmes dans les années 30 dans la campagne par exemple, qui est quand même le gros sujet du livre. Mais on parle aussi de famille, de premiers amours, d’amitié, de la difficulté du travail en campagne avec les fermes. On y parle de la vie dans les petits villages, de la solidarité, des commérages, des jugements, du racisme, ou plutôt de la peur de la différence. Mais c’est vraiment l’émancipation d’Adèle qui m’a le plus marqué parmi tout ça.
La plume de l’autrice ne m’a pas convaincue à 100 %, je pense que c’est le côté canadien qui m’a un peu perturbée. J’ai été un peu perdue avec les villages et la façon de parler parfois, je ne saurais pas vraiment comment l’expliquer d’ailleurs. Mais j’ai eu beaucoup de mal à avancer dans ma lecture, alors que pourtant, j’ai aimé l’histoire. J’ai vraiment une relation particulière avec ce livre, c’est rare que je traîne autant avec un livre. J’ai trouvé aussi des longueurs, surtout dans la première partie, le temps que l’autrice plante le contexte de l’histoire. En deuxième partie, il y a un peu plus d’actions, plus de rebondissements, j’ai été un peu plus happé. Mais pourtant, je meurs d’envie de lire les autres tomes pour continuer de suivre l’histoire de cette famille, surtout avec cette fin…
Eh bien, je t’avertis : pour moi, maintenant, c’est le moment de rêver et personne, je dis bien PERSONNE, ne m’en empêchera ! Surtout pas le fantôme d’une mère qui m’a fait promettre la solitude parce qu’elle avait choisi un imbécile comme mari et père pour ses enfants !
Une très bonne lecture pour cette nouvelle saga historique canadienne, que je ne connaissais pas du tout. C’est une bonne surprise, malgré des longueurs et une plume qui m’a ralenti (sûrement le côté canadien), j’ai eu un peu (beaucoup) de mal à rentrer dans l’histoire. Mais j’ai quand même aimé l’histoire, c’est très rare que je sois si partagée dans une lecture. Heureusement, la seconde partie est beaucoup plus dynamique avec plus d’actions et de rebondissements. Mine de rien, je me suis attachée à cette famille (bon sauf à Florie, elle, je la déteste), j’ai eu envie de voir comment ils évoluent. J’ai adoré Adèle, l’héroïne de ce premier tome. C’est une héroïne qui rêve de liberté, d’émancipation, de devenir une femme reconnue, dans une époque où les femmes sont censées rester à la maison pour faire les tâches ménagères. J’ai aussi aimé cette histoire de promesse faite à leur mère sur son lit de mort (apparemment inspirée d’une histoire vraie), cette promesse qui, en grandissant, commence à avoir des conséquences, ils commencent à se questionner sur l’égoïsme de cette promesse… Nous sommes clairement immergés dans l’ambiance des petits villages canadiens dans les années 30, tout y est : les commérages, l’influence du clergé, mais aussi la solidarité. Non vraiment, même si j’ai mis un temps fou à le lire, à cause de l’écriture, j’ai beaucoup aimé cette histoire, avec une héroïne comme je les aime, une fonceuse qui rêve grand, qui défend les causes qui lui tiennent à cœur, qui découvre l’amour… Il me tarde quand même de lire la suite de l’histoire et de plonger dans la tête des autres membres de la famille Gélinas, surtout avec cette fin…