
Titre : Les femmes du France
Auteur : Zoe Brisby
Édition : Albin Michel
Genre : Historique
Pages : 320
Parution : 1er avril 2026


Sur ce paquebot, personne n’est ce qu’il prétend être.
Septembre 1974, le France effectue sa dernière traversée. Les marins, qui refusent son démantèlement, organisent une mutinerie, prenant en otages équipage et passagers.
À bord, trois femmes avancent dans la tourmente. Jane, passagère de Première classe. Charlie, coiffeuse sur le navire. Rose, femme de chambre. Elles ont embarqué en secret pour retrouver Alice, mystérieusement disparue à bord.
Dans cette poudrière qu’est devenu le France, la quête de vérité a un prix, et fait ressurgir les ombres du passé.
Sur fond d’histoire vraie, Zoe Brisby livre un roman haletant sur la mémoire, la justice et la reconstruction.

Comme chaque année, j’attendais le nouveau livre de Zoe Brisby. Chaque fois, elle nous parle d’histoire, elle s’appuie sur des faits réels comme décor de ses livres. Les trois derniers se passaient aux États-Unis, mais cette fois, nous sommes sur un monument français, Le France. Célèbre bateau qui a marqué des générations, une décennie à arpenter les mers, mais très vite une annonce de désarmement.
C’est précisément la suite de cette annonce, en 1974, que l’autrice a choisi d’évoquer. À l’annonce du désarmement du bateau, les marins vont organiser une mutinerie pour tenter de sauver le bateau et leurs emplois.
Cette histoire, c’est l’histoire de la dernière traversée du France…
Mais c’est aussi l’histoire de trois femmes qui vont se retrouver à bord du bateau. Jane, une riche Américaine qui embarque en première classe, Charlie, coiffeuse réputée sur le France, et Rose, une femme de ménage. Ces trois femmes que tout semble opposer, ont en réalité un passé commun et surtout un but commun. Elles se retrouvent sur le bateau après des années sans se voir, pour un seul but, retrouver Alice. Elles viennent du même orphelinat et sont véritablement des sœurs de cœur, leur lien, malgré les années et les différents chemins pris, reste très fort.
Les fillettes avaient compris que si, seules, elles ne pouvaient rien, ensemble, elles étaient fortes. Depuis leur rencontre, cinq ans auparavant, elles ne s’étaient jamais lâché la main.
J’ai adoré ces trois héroïnes, elles ont chacune leur histoire, leurs difficultés, leurs batailles intérieures. Mais surtout, ce qu’elles ont en commun, c’est leur lourd passif à l’orphelinat. En se retrouvant sur ce bateau, elles vont commencer à enquêter sur la disparition d’Alice, qui les avait fait venir sur le France. Plus elles vont enquêter, plus l’étau va se resserrer. J’ai adoré ce côté enquête et frissons de l’histoire. J’ai adoré rassembler les pièces du puzzle et cette révélation finale, wahou, je ne l’avais pas vue venir, clairement… J’ai encore une fois été complètement emporté par le côté fiction de ce livre.
Je me suis très vite attachée aux héroïnes, avec, je dois l’avouer, un petit faible pour la plus jeune, Jane. Elle m’a peut-être un peu plus touchée que les autres, s’il y a bien une des filles qui cachent ses failles, c’est bien elle. Même si j’ai tout autant apprécié Rose et son dévouement pour ses sœurs et les autres et Charlie pour son côté rebelle et fonceur.
Les personnages secondaires sont aussi très intéressants comme Mathieu, le journaliste, ou encore Martial, le commanditaire de la mutinerie, qui lui est inspiré du véritable homme Marcel.
Comme toute rébellion, ce sont les petites mains qui risquent le plus. La lutte des classes se joue jusque sur l’eau.
Encore une fois, ce que j’ai le plus apprécié, c’est tout le côté historique du livre. Cette fois, nous embarquons sur un bateau mythique, le France. Comme tout le monde, j’en avais bien évidemment entendu parler, mais sans véritablement connaître son histoire et encore moins cette mutinerie de septembre/octobre 1974. J’ai adoré cette immersion dans cette période avant la grève et pendant, on sent la tension au niveau des matelots, on assiste à la préparation de tout ça et puis l’après. L’espoir qui passe à la désillusion face au refus total du gouvernement de l’époque, qui avait décidé de ne rien céder. Ce personnel qui cherche une solution pour éviter le chômage, continuant leur travail habituel, le France devait rester impeccable, comme s’il pouvait accueillir des passages d’un instant à l’autre. J’ai été profondément touchée par ce combat et bien triste face à la fin de ce magnifique bateau.
Le travail documentaire est impressionnant, comme toujours, j’ai cherché de mon côté. J’aime apprendre de mes lectures et le sujet m’intéressait tellement que j’ai moi aussi trouvé des articles, des photos et vidéos de ces moments, je suis toujours impressionné par ce côté-là dans les romans de Zoe, c’est ce qui fait d’elle une de mes autrices favorites. Elle nous rappelle des choses marquantes, parfois oubliées, elle les remet en lumière tout en y greffant sa propre histoire. J’ai aussi beaucoup appris dans la note de la fin, où l’on apprend un peu plus sur l’après du bateau, de son rachat à son démantèlement. Bref, j’ai appris plein de choses encore une fois grâce à Zoe Brisby que ce soit sur le contexte socio-économique français après le choc pétrolier de 1973 et bien évidemment sur le France.
J’en ai très peu à dire sur le reste de l’histoire, parce que j’ai peur de trop en dévoiler, et j’aimerais aussi que vous le découvriez par vous-même tant ce livre est incroyable.
France. Six lettres de son nom. Six lettres de sa patrie. Le fruit d’une époque. Le symbole d’une nation qui s’est relevée victorieuse de la guerre.
Encore un coup de cœur pour un roman de Zoe Brisby, sans grande surprise, j’adore cette autrice. Elle nous met toujours des faits historiques marquants dans ses histoires et ça, je succombe à chaque fois, tant j’aime l’histoire et apprendre des choses tout en lisant. Cette fois, elle nous embarque sur la dernière traversée du France, ce célèbre bateau français. Nous sommes en 1974 et il a été annoncé par le gouvernement français le désarmement du bateau. Une énorme perte d’emploi pour Le Havre, mais surtout pour le personnel à bord qui se retrouve sans rien. Ils vont alors organiser une mutinerie sur la dernière traversée. Sur cette traversée, nous suivons trois femmes que tout oppose, mais qui sont en réalité liées depuis l’enfance. Elles vont tout faire pour retrouver Alice, qui leur a demandé de venir sur le bateau. J’ai adoré ces héroïnes en quête de vérité, j’ai adoré assembler les pièces du puzzle à leurs côtés. Elles m’ont toutes les trois touchée dès le départ, ce sont des femmes fortes, courageuses, unies et pourtant, avec un passé terrifiant. J’ai adoré parcourir les coursives du France, assisté au repas dans la grande salle de restaurant, j’ai eu l’impression d’y être tant tout était bien décrit. L’espace de quelques pages, j’étais moi aussi à bord du France pour cette mythique dernière traversée, j’ai eu le cœur serré aussi bien pour les trois héroïnes que pour le personnel, et même pour ce magnifique bateau arrivé un peu trop tard sur les mers. Le France est comme un personnage à part entière, on apprend beaucoup de son histoire, l’hommage de Zoe Brisby pour ce grand des mers et son personnel est vraiment très beau. Il fait partie de notre héritage français, ne l’oublions pas. Embarquez dès maintenant pour l’ultime croisière remplie de vengeance, de secrets, mais aussi de soutiens, d’amitié et d’amour.