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Malgré tout ce qui nous sépare – Sophie Tal Men

Titre : Malgré tout ce qui nous sépare

Auteur : Sophie Tal Men

Édition : Albin Michel

Genre : Historique

Pages : 304

Parution : 25 février 2026

Peut-on s’aimer malgré tout ce qui nous sépare ?

Rose est sage-femme sur l’île de Groix. Dans le tumulte d’une guerre qui dure depuis trop longtemps, elle se donne corps et âme à ses patientes. Sa vie bascule en septembre 1944 lorsque son domicile est réquisitionné pour héberger deux officiers ennemis. Aussi révoltée qu’impuissante, Rose voit alors ses certitudes vaciller dans cette maison où chaque regard semble une menace, chaque silence un danger, et où les destins, pourtant, vont se nouer à jamais…

Il y a des chroniques que j’ai du mal à faire tant les mots me manquent. Ce qui est totalement le cas ici.

J’ai déjà lu quelques livres de l’autrice que j’aime toujours beaucoup, elle nous fait toujours voyager sur l’île de Groix. Cette fois, c’est encore là qu’elle nous emmène, mais contrairement à ses autres livres, elle nous fait également voyager dans le temps…

Cette histoire se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, en plus Sophie Tal Men s’appuie sur des faits réels pour son récit.

J’ai été embarquée dès les premières pages de ce livre, du début à la fin, j’ai été partagée entre le dévorer tant je l’aimais ou le savourer, doucement page après page. J’ai finalement opté pour le lire doucement pour en savourer chaque mot, chaque émotion.

J’ai absolument tout aimé dans ce livre, à commencer par les personnages.

Fichue guerre qui ne respectait rien. Ni la jeunesse, ni l’amour, ni l’ordre naturel des choses.

Ici, nous suivons Rose, la seule sage-femme de l’île, elle vit avec son père handicapé, et un peu plus loin de chez eux, il y a son oncle et sa tante ainsi que Morgane, leur fille, sa cousine. Rose est une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux, elle parcourt l’île à pied ou à vélo pour venir en aide aux femmes. Parfois assisté du médecin de l’île, parfois seule, c’est elle qui aide les femmes à mettre au monde leurs petits oisillons, comme elle aime les appeler. C’est une femme forte, courageuse, patiente, à l’écoute, Rose est toujours là pour tout le monde. C’est une figure de l’île, encore plus pendant l’occupation de l’île par les Allemands. Elle est là, elle reste pour aider celles qui sont encore là. Elle va même recueillir une petite fille que ses parents n’ont jamais vraiment voulu garder. Simmone âgée de quatre ans atterrit donc chez Rose et son père. Elle l’élève comme sa fille et leur relation est vraiment magnifique. Simmone, comme sa mère, Rose, m’ont profondément touchée.

Leurs vies sont bouleversées lorsqu’ils se voient obligés d’accueillir des Allemands chez eux, deux de leurs chambres sont réquisitionnées. Ils vont devoir cohabiter avec deux Allemands, des médecins qui travaillent à l’hôpital de fortune de l’île, si on peut appeler ça un hôpital d’ailleurs. Si un se montre hostile et désagréable en hurlant en allemand, l’autre, se montre beaucoup plus respectueux et discret. Rose va vite découvrir qu’il parle le français aussi bien qu’elle et qu’il cache quelque chose.

Le personnage de Joseph m’a également beaucoup touché, j’ai découvert l’histoire des Malgré nous, dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai trouvé ça très intéressant d’en savoir encore un peu plus sur ce qui c’était passé pendant cette guerre. Joseph a un cœur en or, il est profondément gentil, il essaye d’aider celles et ceux qui en ont le plus besoin. Il prend soin de la famille de Rose, comme si c’était la sienne. Je me suis beaucoup attaché à ce personnage, j’ai eu vraiment peur pour lui, j’ai adoré son histoire.

En parlant des personnages, si jamais vous êtes habitué à faire des séjours sur l’île en compagnie de Lorraine Fouchet, ce livre vous réserve peut-être une surprise…

J’ai vraiment été happé par cette lecture, j’avais l’impression d’être à Groix pendant l’occupation, j’ai découvert les conditions de vie des Groisillons pendant l’occupation et clairement ça m’a marqué. Entre le manque de nourriture, l’enfermement dans la ville, la rupture de liaison avec le continent et la violence faite aux femmes. Groix n’a malheureusement pas été épargnée par les horreurs de la guerre.

J’ai aussi adoré suivre Rose dans son travail, j’ai trouvé ça vraiment intéressant, encore plus dans un contexte historique de guerre. Il y a les bons moments, les naissances parfaites, celles un peu plus compliquées et celles qui nous serrent le cœur. Dans un contexte où la famine est présente, il était encore plus compliqué pour les femmes d’attendre leurs enfants dans de bonnes conditions. Mais Rose veille au grain, elle soigne aussi les femmes violentées par les Allemands, en plus de son savoir médical, Rose est une oreille compatissante.

Il y a une petite romance dans cette histoire, qui m’a encore une fois beaucoup touchée. C’est beau, doux et lumineux dans cet environnement bien sombre où tout le monde se méfie de tout le monde. Qu’est-ce que j’ai aimé les voir ensemble, ces deux-là.

Je crois que j’aurais encore tant de choses à dire sur ce livre, tellement je l’ai aimé, mais je préfère vous laisser le découvrir, parce que chaque chose a son importance dans cette histoire…

Dans la vie, je crois qu’on cherche toujours à ressembler à quelqu’un de plus grand, de meilleur que nous. Cela nous aide à pousser droit, à avancer. Rose a incarné cet idéal. Elle était de ces personnes qui ont l’amour chevillé au cœur et qui font tout pour les autres. N’est-ce pas eux, les vrais héros de la guerre ?

Difficile de trouver les mots justes après un tel coup de cœur… Dès les premières pages, j’ai su que j’aimerais tout dans ce livre. Comme à son habitude, Sophie Tal Men nous embarque avec elle à Groix, sauf que cette fois, nous faisons un bond dans le temps, en 1945, en pleine occupation allemande de l’île. Rose y est sage-femme, la seule, c’est elle qui s’occupe des femmes et les aide à mettre leurs petits oisillons au monde, parfois aidée du seul médecin de l’île. En plus de son savoir, Rose est une oreille attentive pour toutes ces femmes dont la condition est précaire à cause du manque de nourriture et des agressions sur les femmes par les Allemands. D’ailleurs, Rose va recueillir Simmone, une petite fille que ses parents n’ont jamais vraiment voulue et qu’ils ont déposée devant sa porte avant de fuir sur le continent. Rose et Simmone ont une relation mère-fille plus que touchante, je les ai vraiment adorées, elles m’ont beaucoup touchée, elles sont le cœur de cette histoire. Il y a aussi beaucoup de personnages secondaires attachants. D’ailleurs, si vous lisez Lorraine Fouchet, vous aurez peut-être une petite surprise… Et puis il y a Joseph, un « malgré nous » qui m’a particulièrement touché également. Son histoire est bouleversante, c’est un héros au cœur d’or avec une grande gentillesse et beaucoup de dévouement. Le contexte de la guerre est vraiment bien décrit, le manque de nourriture, les obligations, les couvre-feu, l’attente de la libération… J’avais vraiment l’impression d’y être, il ne faut jamais oublier tout ce qui c’est passé, c’est important. Je ne m’étais jamais penché sur le cas de Groix pendant cette période, c’est chose faite grâce à l’autrice, j’ai appris des choses, comme l’exil en campagne sur le continent de beaucoup de femmes et d’enfants. Il y a une petite romance dans cette histoire, que j’ai trouvée adorable, belle et lumineuse, un rayon de soleil dans cet environnement bien triste et néfaste. Ils sont beaux, ils sont touchants, j’ai adoré. Il y aurait encore tellement à dire sur ce livre, mais je pense que c’est encore mieux que vous le découvriez vous-même. Pour une première dans un contexte historique, Sophie Tal Men a eu mon cœur et mon âme avec cette histoire dont j’ai dévoré chaque mot, chaque phrase, chaque émotion. C’est, à l’heure actuelle, mon plus gros coup de cœur de ce début d’année.

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