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La gouvernante de Marylin – Laurent Morlet

Titre : La gouvernante de Marylin

Auteur : Laurent Morlet

Édition : Charleston

Genre : Historique

Pages :  235

Parution : 26 mars 2026

5 août 1962.

Dans une lettre destinée à sa soeur, la gouvernante de Marilyn Monroe s’interroge : « Est-ce moi qui l’ai tuée ? »

Rien ne prédestinait Eunice Murray, issue d’une famille très pieuse de Chicago, à côtoyer la plus grande star hollywoodienne de tous les temps. Pourtant, à l’aube de ses soixante ans, après avoir traversé une vie d’errance et de deuils, la chance semble enfin lui sourire quand elle entre au service de Marilyn.

Dans l’intimité de l’hacienda d’Helena Drive, les deux femmes s’apprivoisent. Pendant neuf mois, Eunice partage les joies et les tourments de l’actrice comme personne avant elle. Jusqu’au jour où elle trouve Marilyn inanimée dans son lit. Que s’est-il véritablement passé la nuit du 4 au 5 août 1962, alors qu’elles étaient seules dans la maison ?

Un livre qui parle plus ou moins de Marilyn Monroe devient forcément un livre que je vais lire et celui-ci n’est clairement pas resté longtemps dans ma PAL.

Vous croyez que les gens se souviendront de moi ?

Dans cette histoire, c’est la gouvernante de Marilyn que l’on suit, Eunice Murray. On retrace sa vie du début à la fin. Eunice est la plus jeune d’une grande famille très croyante. J’ai d’ailleurs découvert la religion swedenborgienne avec ce livre. Une religion très dure avec des gens très pieux, parfois trop, ce qui a failli coûter la vie à sa sœur Carolyn. Sa sœur, c’est sa grande histoire d’amour d’ailleurs. Un lien très fort unit les deux sœurs jusqu’au décès de Carolyn. Mais c’est à cette dernière qu’Eunice va décider d’écrire le soir de la mort de Marilyn.

Ce livre est fait ainsi, on plonge dans l’histoire d’Eunice, on avance le temps avec elle, dans les moments marquants de sa vie qui l’ont menée jusqu’à ce poste de gouvernante pour la célèbre Marilyn Monroe. Entre les chapitres de son histoire, nous avons des bouts de lettres de la nuit de la mort de Marylin dans laquelle Eunice confie son désespoir, son échec et sa tristesse face à la mort de la jeune femme.

J’ai aimé ces deux parties, j’ai aimé découvrir la vie d’Eunice, une vie inventée par l’auteur, tant la véritable Eunice est toujours restée très discrète. Je l’ai trouvée très touchante, cette femme. Elle a eu énormément de coups durs dans sa vie, mais elle tient debout, sa foi l’aide beaucoup à traverser toutes ces épreuves. Elle est profondément humaine et dévouée aux autres, souvent trop même, elle se perd régulièrement elle-même. Encore plus dans sa relation avec Norma Jeane qui est en pleine dépression. Elle va tout faire pour apporter son aide à la jeune femme. Eunice est une des rares personnes à vraiment voir Norma Jeane et non Marilyn Monroe.

Il paraît que le destin se joue sur de petites décisions, sur d’infimes changements de trajectoire. Une chose est sûre : dans l’une des chambres, quelques cheveux blonds dépassent de soie froissée. Un bras à la chair laiteuse pend hors du lit.

On se rapproche beaucoup plus de faits réels avec tout ce qui touche à Marilyn Monroe. Je suis une grande fan, je me suis beaucoup documentée sur cette femme incroyable mais tellement perdue et seule. Je trouve que dans ce livre, on retrouve bien ce côté-là chez elle. Surtout que dans cette histoire, nous sommes dans la dernière partie de sa vie. Ce qui tombe plutôt bien, puisqu’il n’y a pas longtemps, j’avais lu Poussière blonde de Tatiana de Rosnay qui retrace les années juste avant. Une suite logique pour moi du coup.

Je savais comment Marylin était décédée, mais je n’avais pas autant de détails que dans ce livre, je ne savais pas que sa gouvernante était présente dans sa maison ce soir-là, que c’était elle qui avait donné l’alerte. Je n’avais pas non plus connaissance de certains éléments qui avaient, au final, accentué sa dépression et son addiction aux médicaments, drogues et alcool… Beaucoup de personnes autour de Marylin peuvent finalement porter une certaine culpabilité.

Marilyn était convoitée, adulée par les hommes, jalousée et copiée par les femmes, mais Norma Jeane était profondément seule. Elle ne comptait pour personne, quand elle allait mal ces personnes lui claquaient la porte au nez et la mettaient de force dans un avion pour qu’elle rentre chez elle. Je suis toujours touché par l’histoire de cette femme qui m’émeut à chaque fois. J’ai mal pour cette femme qui a toujours été en mal d’affection, qui a toujours été abandonnée. Par contre, je ne savais pas que dans les derniers mois de sa vie elle avait été accompagnée par une gouvernante. Une femme qui a essayé de la sortir de là, de lui inculquer sa foi. Elle lui avait été recommandée par son psychiatre qui ne voulait pas qu’elle reste seule. J’ai aimé découvrir toute cette partie de sa vie. Les derniers mois, ses relations tumultueuses avec les Kennedy, avec Sinatra et bien d’autres. Son premier mari qui n’est jamais très loin qui m’a aussi touché, le seul qui s’inquiétait pour elle finalement.

C’est une histoire qui parle de femmes en règle générale et j’ai vraiment adoré, que ce soit suivre la vie d’Eunice ou la fin de celle de Marilyn.

J’aimerais leur crier qu’il est inutile de chercher les causes de sa mort dans de futiles analyses post-mortem. La vraie raison est ailleurs, elle est impalpable, elle est cachée dans l’âme de la morte. Dieu gardera le secret. J’en serai la garante.

Coup de cœur pour ce livre sur la gouvernante de Marilyn Monroe. Je suis une fan inconditionnelle de cette femme. Marilyn, aimée, adorée, jalousée, toujours un mot pour rire en public, et Norma Jeane, seule, perdue, déprimée et addict aux produits en tout genre pour tenter d’étouffer sa peine. C’est son psychiatre qui va faire travailler Eunice pour elle, une femme à tout faire, une dame de compagnie, une confidente, une personne qui va vraiment se soucier d’elle. Et pourtant, Eunice n’a pas eu une vie facile non plus, une vie gouvernée par la religion parfois trop stricte de son père, un divorce, le décès de sa sœur, son plus grand amour. Mais Eunice est toujours debout et elle dévoue sa vie à aider les autres, quitte à, souvent, se perdre elle-même. Ce livre nous raconte son histoire, de son enfance à sa fin de vie, entrecoupée de passages d’une lettre qu’elle écrit à sa sœur décédée. Une lettre qu’elle écrit la nuit du décès de Marilyn. J’ai adoré ces deux points de vue qui s’alternent tout au long de l’histoire. J’ai bien entendu découvert encore des choses sur Marilyn, notamment ce qui se passe dans sa vie les derniers mois de sa vie, et même les derniers jours. Ce livre a un côté très intime, il rend Marilyn plus humaine en montrant ses doutes, ses failles et son chagrin. On comprend aussi que certaines personnes ne sont pas totalement innocentes dans cette overdose. Encore une fois, j’ai été touchée par la vie et les sentiments de Marilyn. Elle a souffert toute sa vie de solitude, d’abandon, de manque de confiance en elle, jusqu’au dernier jour, ça lui a finalement été fatal. J’ai donc découvert la fin de sa vie avec ce livre, j’en ai appris encore sur elle. Parce que l’auteur s’appuie sur des faits réels tout en mélangeant de la fiction. On connaît peu de choses sur cette fameuse gouvernante et j’ai beaucoup aimé la vie que lui a créée l’auteur. C’est un mélange parfaitement dosé entre fiction et réalité, sur cette femme iconique qui avait peur d’être oubliée et sur sa gouvernante qui était à ses côtés jusqu’au bout. Une histoire de femmes profondément touchantes, un énorme coup de cœur, un livre qui va me rester en tête un bon moment.

2 réflexions au sujet de « La gouvernante de Marylin – Laurent Morlet »

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