
Titre : Kushinada
Auteur : Alexiane Thill et Luna Joice
Édition : Hugo New Roman
Genre : 624
Pages : Romantasy
Parution : 15 avril 2026


Depuis des temps immémoriaux, on raconte que le Dieu des Tempêtes Susanô et la Princesse Kushinada ont vaincu le terrible dragon à huit têtes. Mais la vérité est tout autre : scellé dans les enfers, le monstre attend son heure, tandis que ses serviteurs rôdent dans l’ombre.
Saori Inada, descendante de ces héros légendaires, se doit de leur faire honneur et de se conformer aux attentes qui pèsent sur ses épaules. Quand la magie de ses ancêtres la choisit enfin, il est temps pour elle de faire face à son destin et de se lier à celui qui la protègera et l’aidera à affronter les démons qui menacent la population, son kusanagi.
Lukas Taylor s’apprêtait à se lancer dans un tour du monde, lorsque son grand-père maternel décède brutalement. Obligé de se rendre au Japon pour les funérailles, il y découvre que les histoires de son enfance sont bien réelles et se retrouve forcé de combattre et d’endosser un rôle dont il n’a jamais voulu…
L’amour leur permettra-t-il de survivre à ce combat millénaire ?

Merci Hugo New Romance
Je ne suis pas une grande adepte des livres romantasy et fantasy, mais parfois, certains me tentent. Et Kushinada était un des livres que j’attendais le plus, je suis dans une phase où tout ce qui touche au Japon me passionne alors forcément… En plus, ce livre a été écrit par deux autrices que j’aime beaucoup.
Dès les premières pages, j’ai été happé par l’histoire, les autrices nous parlent de la légende du dieu Susanoo et de sa femme Kushinada-hime et de leur combat contre le dragon Yamata-no-Orochi.
Dans cette histoire, nous sommes à Yaegaki-jinja, le sanctuaire d’où aurait été Kushinada-hime. Maintenant, c’est le clan Inada, les descendants directs, qui y vivent et y prient ainsi que d’autres familles descendantes d’anciennes Kushinada. C’est la même organisation dans tous les temples du Japon, ils sont protégés par ces familles.
Mais c’est Saori Inada que nous allons suivre dans cette histoire. Elle va recevoir le don de Kushinada, les protectrices, celles qui combattent les démons, les Yurei, les Yucai et bien d’autres créatures maléfiques. Pour conserver son don, elle va devoir se lier avec son Kusanagi, un guerrier aux grands pouvoirs qui aura pour mission de la protéger. Sauf que son Kusanagi n’est pas comme les autres, il vit en Australie et ne connaît rien de ce monde. Alors que les Kushinada et Kusanagi, qui peuvent recevoir ce don, sont préparés à ça depuis leur enfance.
Lukas vient au Japon pour les funérailles de son grand-père maternel, accompagné de ses parents. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que sa vie va basculer, quand il va recevoir le don de son grand-père, il est son unique héritier…
Saori et Lukas vont devoir s’entraîner encore plus fort, tout le monde à beaucoup d’attentes envers Saori, la descendante de Kushinada-hime. Surtout que la porte du Yomi se fissure de plus en plus, il y a de plus en plus d’attaques démoniaques, il va falloir agir vite, quitte à y laisser la vie…
Lukas est ma lumière, et je dois la préserver, même si, pour cela, il me faut embrasser ses ombres.
J’ai clairement été happé dès les premières pages, dès le prologue qui nous parle de la légende. Moi qui aime apprendre et qui aime le Japon, j’ai été comblé direct.
Et j’en ai pris plein les yeux du début à la fin, mes attentes étaient assez hautes pour ce livre, et elles ont clairement été à la hauteur. L’immersion dans la culture shintoïste est complète. Comme Lukas, je suis plutôt novice dans tout ça, alors quel bonheur d’apprendre à ses côtés, surtout quand c’est raconté par la douce Saori.
L’immersion est vraiment totale, que ce soit dans les paysages, les coutumes, les traditions, les habits. J’ai adoré tout ça, vraiment, avec ma nouvelle passion (dévorante) pour le Japon, ce livre ne pouvait que me plaire, il m’a beaucoup apporté sur la culture japonaise.
J’ai adoré les héros, j’ai été, je l’avoue, un peu plus touchée par Saori.
Dès le début de sa vie, la grand-mère de Saori l’a élevée dans le but qu’elle devienne une Kushinada. Elle a été élevée dans la douleur, les punitions et les privations. Elle était seule dans son aile, sans avoir le droit de voir sa famille, ses parents et ses frères, seulement pendant les repas. Le respect très poussé de la culture japonaise est inculqué à Saori de force, le respect envers sa matriarche quoi qu’il arrive. Clairement, j’ai détesté cette femme, j’espérais vraiment qu’elle se fasse dévorer par une créature maléfique. Elle m’a fait beaucoup de peine. Saori, elle est devenue une femme effacée, qui contrôle ses émotions à l’excès, qui ne laisse jamais rien paraître. Heureusement que son Kusanagi, en a souvent que faire de la rigidité de la matriarche et va réussir à la faire sortir de sa coquille. J’ai adoré son évolution, la voir s’ouvrir, prendre confiance. Parce que Saori est une battante, incroyablement forte, loyale et déterminée. Elle est aussi pleine de douceur et de compassion, surtout envers Lukas.
J’ai aussi adoré Lukas, même si je l’ai trouvé parfois sacrément égoïste. Il n’a pas été élevé de la même façon que Saori et fait toujours passer sa famille d’abord (ce qui est logique d’ailleurs) mais parfois au détriment de sa Kushinada. Lukas est d’un naturel optimiste, un brin frondeur, j’ai adoré qu’il tienne tête à certaines anciennes ou matriarches clairement détestables. Lukas n’a pas envie de combattre les démons, ce qu’il veut c’est finir le travail pour rentrer chez lui et reprendre sa vie. Il est partagé entre le fait de ne pas vouloir ce don mais aussi le devoir de protéger Saori, a qui il s’attache.
Parce qu’entre eux, il n’est pas question uniquement de lien entre une Kushinada et son Kusanagi. Un lien unique, fort, indéfectible, mais entre Lukas et Saori, il y a plus que ça, plus ils sont ensemble, plus leurs sentiments se développent. La romance prend clairement son temps dans cette histoire, d’ailleurs, elle est vraiment au second plan. Pour moi, on est peut-être plus sur de la fantasy que de la romantasy d’ailleurs. Mais ça ne m’a pas dérangé, au contraire, j’ai aimé leur relation telle quelle, j’ai aimé qu’elle évolue de cette façon, ça m’a convaincu à cent pour cent. Ils sont vraiment touchants tous les deux, leur complicité est belle, ils s’épaulent au quotidien, dans leurs blessures, leurs moments difficiles, ils se réconfortent loin des yeux de tous, par leur Tamashii.
Ici, j’ai découvert une noirceur de mon âme que je ne soupçonnais pas, mais aussi la pureté de la sienne. Même si je suis encore perdu après tout ce qui s’est passé ici, une chose est sûre : lien ou non, Saori est mon âme sœur.
J’ai adoré tout ce qui touche à l’histoire et aux dons des Kushinada et des Kusanadi, ce sont des choses qui s’appuient vraiment sur la culture japonaise, j’ai trouvé ça super. Notamment l’utilisation des Kagura Suzu et des Norito. J’ai été complètement conquise et tellement heureuse d’en apprendre plus.
Si je devais chipoter un tout petit peu, ça serait pour les scènes de combats. Il y en a beaucoup, ce qui est plutôt logique dans ce genre de livre. Mais surtout, elles sont vraiment hardcore, pour moi en tout cas. Il faut avoir le cœur sacrément accroché pour les lire, entre sang, démembrements et viscères à l’air, c’est un peu trop pour moi qui ne lis pas beaucoup de livres avec des combats comme ça. C’est vraiment le seul truc que j’ai un peu moins aimé dans cette histoire. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si dur.
Les plumes des autrices se marient à merveille, elles sont choisies pour écrire chacune un personnage et c’est chouette. Je n’ai pas ressenti de grande différence entre les deux, j’ai trouvé le tout très harmonieux.
Et en plus, l’objet livre est tellement beau, que ce soit la couverture, les débuts de chapitres ou certaines écritures, tout est vraiment superbe. En plus, les autrices ont pensé à mettre un glossaire à la fin du livre avec plein de rappels et de définitions, un gros gros plus pour être encore plus immergé dans l’histoire.
Oh allons ! Ne jouez pas les modestes. Tous les films et bouquins adorent ce schéma-là ! Le mal accroît sa mainmise sur le monde, le menant à sa fin, et paf ! Un ou plusieurs héros agissent pour sauver l’humanité. Je vous passe le scénario de l’élu qui combat le méchant sorcier… On est quand même en plein dedans, non ? Le bien et le mal s’équilibrent toujours.
J’attendais avec impatience ce livre et mes attentes ont été comblées. Ayant une passion dévorante pour le Japon depuis quelque temps, j’ai sauté de joie à l’annonce de ce livre. J’ai été happé dès les premières pages, avec un prologue qui nous plonge directement dans une grande légende japonaise. Ce livre, c’est l’histoire de Saori, une Kushinada, et de Lukas, son Kusanagi qui n’avait rien demandé. J’ai adoré les deux héros même si j’ai une préférence pour Saori qui m’a bouleversée, surtout avec son histoire familiale. Lukas peut parfois être égoïste, mais il est aussi très solaire, alors on lui pardonne. J’ai adoré leur duo en tout cas, leur lien est très beau et très fort, la romance met beaucoup de temps par contre et on est finalement plus sur de la fantasy que de la romantasy, mais ça ne change rien pour moi, j’ai adoré. J’ai surtout aimé l’univers du Japon, la culture, les légendes qui ont une place importante. Et ici, on est vraiment au cœur des légendes avec des créatures mythiques comme les Yōrei et les Yōkai et encore bien d’autres. Une histoire où se mêle folklore ancien et actuel avec par exemple des Kagura Suzu et des Norito qu’on retrouve encore dans la religion shintoïste ou dans les danses traditionnelles. J’ai adoré les plumes des autrices qui se marient à merveille, ça se lit tout seul. Le petit truc qui a fait que j’ai frôlé le coup de cœur, c’est la dureté des scènes de combat. J’avoue que je ne m’y attendais pas, beaucoup de violence, de sang, de viscères et compagnie à chaque fois. C’était un peu trop pour moi qui n’ai pas l’habitude de lire de la fantasy avec des combats. C’est dommage parce que tout le reste était vraiment, vraiment, vraiment (les trois sont mérités) incroyable. Je vais avoir du mal à me sortir cette histoire de la tête, c’était vraiment ce que j’attendais de ce livre, alors merci aux autrices d’avoir fait une histoire aussi originale avec une légende japonaise pour toile de fond.