
Titre : Le café des rêves
Auteur : Gavin’s Clemente-Ruiz
Édition : XO éditions
Genre : Contemporain
Pages : 320
Parution : 7 mai 2026


Après un burn-out à Berlin, Inès, trentenaire à la vie jusque-là très » connectée « , trouve refuge dans le sud de l’Espagne, chez sa grand-mère, Pilar, qu’elle n’a pas vue… depuis trop longtemps.
Dans ce coin de paradis chauffé par le soleil, le » café sans nom » – mais à l’âme si présente – bat au rythme des confidences et des rêves qui s’y croisent.
Autour des tables, Inès fait la connaissance de Luz, la voisine au food truck poétique, de Ruben, le patron aux doux silences, de Julia, la coiffeuse au cœur cabossé, et d’Alberto, ancien instituteur aux secrets bien gardés. Sans oublier le cercle des sorcières bien-aimées animé par Pilar – vieilles dames aussi fantasques que redoutablement lucides.
Entre tortillas bien grasses, olives pimentées, cartes postales pleines de vérités et rires qui font du bien, Inès découvre alors que, loin des ambitions et des illusions, il existe mille façons de vivre, d’aimer… et de rêver sous les figuiers.

Merci XO
J’avais déjà entendu parler de cet auteur, je crois même l’avoir aperçu à un salon du livre et pourtant, je ne l’avais encore jamais lu.
Quand j’ai vu sa dernière sortie au programme de chez XO Éditions, je me suis dit que c’était l’occasion.
C’est donc sans trop savoir à quoi m’attendre que je me suis lancée dans cette histoire qui sentait bon le soleil.
Et quelle claque, dès les premières pages, j’ai su que j’aimerais ce livre et qu’il s’ancrerait profondément en moi.
Je me suis beaucoup reconnue dans Inès l’héroïne. Un peu perdue, elle ne sait plus vraiment ce qu’elle attend de la vie. Elle a été happée dans un monde hyperconnecté, travaillant avec EVA, l’IA, celle qu’elle a créée pour ensuite la virer. Pour se retrouver, elle part chez sa grand-mère maternelle, plus ou moins la seule personne qui lui reste dans sa famille.
De la vie d’Ines en Allemagne froide et solitaire, on passe à une vie solaire pleine de rire de soleil, d’amour et d’amitié en Espagne.
D’ailleurs, le dépaysement est total et donne vraiment envie de s’installer dans ce petit village espagnol. Les fontaines, les marchés, cette ambiance si particulière qui appelle au lâcher-prise, à la résilience et aux échanges. Il y a la sangria, les churros con chocolate, les tapas et bien d’autres spécialités qui donnent l’eau à la bouche. Sans parler des citronniers, des oliviers et du bruit des cigales. Ça me donne envie, moi aussi, de prendre un train direction l’Espagne.
Ce village est une boule à neige : il suffit de la secouer pour que tout s’anime, puis de la reposer pour que les choses retombent à leur place. Ou presque.
Il y a aussi bien sûr ce café, avec ses murs remplis de post-it, son odeur de café et ses habitués qui viennent partager un moment ensemble.
Les personnes secondaires ont une place énorme dans cette histoire. En plus de Pilar, la grand-mère d’Ines que j’ai adorée. Une abuela qui n’a pas sa langue dans sa poche, le tablier toujours noué autour du coup et les rires pour contrer les cicatrices. Il y a aussi toutes les copines de Pilar, des sacrées femmes, je les ai toutes adorées. Dans ce petit village Inès, va se lier d’amitié avec Luz qui déborde d’énergie et de rêve, il y a aussi Victor le serveur français, Julia et Émilio, et puis Ruben le patron du café sans nom. Ils ont tous une grande place dans cette histoire, comme une famille, des maillons indispensables dans ce petit village.
Que dire de la plume de l’auteur… Elle m’a bluffée. Je l’ai trouvée simplement magnifique, poétique, elle a résonné en moi, m’a touché en plein cœur. J’ai noté un nombre incalculable de citations et encore, je me suis limitée. Les mots sont doux, humains, touchants et nous font réfléchir à notre propre vie.
L’odeur me rappelle que c’est celui-là : le café des rêves. Celui qu’on fait lentement, sans parler trop fort, avec un peu de cannelle et… autre chose qu’on ne met pas en mots.
Un gros coup de cœur pour ce livre qui m’a apporté le soleil d’Espagne. Une héroïne un peu perdue dans une vie solitaire qui part en Espagne rejoindre sa grand-mère. Je les ai trouvées attachantes, très touchantes. Inès qui débarque fragile, un peu cassée, avec son chat chez cette grand-mère au franc-parler et aux mots qui réconfortent. Pilar, une femme forte qui rit pour ne pas pleurer, danse pour ne pas sombrer. L’immersion en Espagne est totale, j’ai eu l’impression de sentir l’odeur du café et des citrons, de regarder la fontaine avec un verre de sangria et des olives piquantes, de profiter des rayons du soleil et des couleurs de ce petit village. J’ai adoré tous les personnages secondaires qui apportent beaucoup à l’histoire, ils sont tous touchants. Je suis tombée amoureuse de la plume de l’auteur, elle est belle, poétique, elle nous emmène tout en douceur à des réflexions sur notre propre vie, notre vision du bonheur. J’ai relevé beaucoup de citations, tant ses mots m’ont parlé droit au cœur. Parfois, il y a des livres qui nous tombent entre les mains un peu par hasard, mais c’est un peu comme si le destin nous les envoyait. Pour ce livre, ça a été le cas, j’avais besoin de douceur, j’ai eu de l’amitié, de l’amour et du soleil à foison. Mais aussi de la tolérance, de la résilience et des rêves.
C’est un livre qui parle d’amour, d’amour amical, d’amour familial. D’amour partagé ou non partagé, d’amour passé, présent ou futur.
C’est un livre humain, solaire, tendre qui adoucit la vie et réconforte le cœur. Un livre à lire impérativement.