
Titre : Pourvu qu’ils soient doux
Auteur : Dorothée Saint-Paul
Édition : Mazarine
Genre : Contemporain
Pages : 360
Parution : 6 mai 2026


Peut-on vraiment s’inventer une nouvelle vie quand le passé vous poursuit ?
Quand Marie disparaît, ce n’est pas une crise d’adolescence. C’est une question de survie. Sur l’île de Noirmoutier, elle fait la connaissance de Maurice, un jeune homme discret qui a grandi dans une maison où l’ordre dissimule des failles profondes. Leur rencontre va faire voler en éclats tous les secrets de leurs mères.

Merci NetGalley
Je crois que c’est la couverture qui m’a attiré pour demander ce livre, je la trouve vraiment belle, solaire, tout ce que j’aime. Le synopsis est assez bref, je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre avec ce livre.
C’est là le problème, je pense, je ne m’attendais pas à un livre avec des sujets si forts et difficiles, comme le laissait penser la couverture. Je n’avais, en plus, pas lu le premier livre de l’autrice, sinon je pense que je ne l’aurais pas lu maintenant, j’avais besoin de quelque chose d’un peu léger.
Je vais faire bref, comme le résumé ne révèle pas grand-chose et que je déteste faire des spoilers, la chronique sera peut-être un peu courte.
Direction l’île de Noirmoutier, je crois que c’est ce que j’ai préféré dans ma lecture, ces quelques jours passés sur l’île que je ne connais pas du tout. Mais les descriptions de l’autrice m’ont donné l’impression d’y être. J’ai adoré parcourir les sentiers, les dunes et les rues aux côtés de Marie et Maurice. Le vent dans les cheveux, l’odeur de l’iode, la pêche à marée basse, tout y est et ça, j’ai adoré.
J’ai apprécié les deux héros de cette histoire, sans pour autant m’attacher pleinement à eux ni ressentir pleinement leurs émotions. Sans le vouloir et sans savoir pourquoi, je suis restée un peu en retrait de cette histoire.
Mais ces deux adolescents sont très touchants et, le temps de l’histoire, vont traverser bien des chamboulements.
C’est donc, comme je le disais au départ, pas vraiment une lecture douce, elle est très axée sur des sujets forts. Les problèmes familiaux et les secrets de famille sont vraiment le cœur de cette histoire. Ils sont très forts, très présents, mais très bien traités. C’est simplement que je ne m’attendais pas à ça. Il y a également beaucoup d’autres sujets qui gravitent autour.
À 14 ans, Lulu vient de tomber de son berceau. Sa crédulité s’est heurtée à un nouveau monde dans lequel l’adulte a perdu des points.
J’ai longtemps hésité (et changé plusieurs fois ma « notation » entre « Bonne lecture » et « Très bonne lecture »). Mais avec le recul, je me dis que je n’ai pas détesté, bien au contraire, mais il ne m’a pas vraiment convaincu non plus.
Ce qui m’a un peu dérangé dans ce livre, c’est la résolution des problèmes au fil de l’histoire. Tout est beaucoup trop simple, trop facile, et ça manque parfois de crédibilité à mes yeux.
Même si j’ai bien compris que le but de l’autrice était de parler de ces sujets forts qui lui tiennent à cœur, et ça, elle l’a très bien fait d’ailleurs, avec même des numéros utiles en fin de livre. Elle a bien fait, il faut en parler.
Les personnages sont tous plutôt chouettes, même les secondaires, je crois que mes personnages préférés restent les deux cocottes.
J’ai quand même beaucoup aimé le lien entre Marie et Maurice, cette amitié entre ces deux adolescents un peu cassés qui vont mutuellement s’entraider, se soutenir et s’élever pour devenir de meilleures versions d’eux-mêmes.
J’ai aimé la plume de l’autrice, elle se lit facilement malgré quelques longueurs, et j’ai aussi parfois été un peu perdue au départ avec les nombreux personnages et leurs histoires entremêlées.
Cette fille le rend plus vivant qu’il ne l’a jamais été.
J’ai passé un bon moment avec cette histoire, mais ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais, du coup, je suis resté un peu en surface, malheureusement. C’est la couverture qui m’avait attirée, je m’attendais à quelque chose d’un peu chill, d’un peu estival, et finalement, ce n’est pas vraiment le cas. Il y a évidemment toute la partie décor que j’ai adorée avec pour toile de fond l’île de Noirmoutier. J’avais l’impression d’y être, j’ai adoré sillonner les sentiers, me poser sur les dunes et partir à la pêche aux coquillages avec Maurice et Marie. Mais le reste, ce sont des sujets forts et difficiles : des problèmes familiaux, des secrets de famille, de la violence. Comme je ne m’attendais pas vraiment à des sujets si difficiles, je n’ai pas accroché tant que ça à ma lecture. Pourtant, les héros sont attachants, que ce soit les principaux ou les secondaires (petit coup de cœur pour les cocottes). L’écriture est belle et l’autrice aborde des sujets percutants dont il faut évidemment parler, et elle le fait très bien. Le petit truc qui m’a vraiment dérangé dans ce livre, ce sont les résolutions des problèmes qui sont trop faciles et qui manquent, de mon point de vue, de cohérence, surtout pour Marie. Ce livre parle beaucoup de l’adolescence également, des changements, du basculement de l’enfance à l’âge adulte, j’ai trouvé ça vraiment intéressant. Je pense que, simplement, ce livre n’était pas fait pour moi, ou que je ne l’ai pas lu au bon moment. Mais c’est un livre qui parle de sujets forts dont il faut parler encore et encore, en plus, l’autrice rappelle les numéros en fin de livre, son message est très clair et fait réfléchir, c’était, je pense, le but de cette histoire. Pour moi, le message est bien passé, mais je suis triste de dire que cette histoire n’était finalement pas faite pour moi, n’ayant pas spécialement de points négatifs à relever. Je vous invite bien évidemment à vous faire votre propre avis, surtout que j’ai vu beaucoup de retours positifs sur ce livre.