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La crêperie des petits miracles – Emily Blaine

Titre : La crêperie des petits miracles

Auteur : Emily Blaine

Édition : &H

Genre : Romance

Pages : 380

Parution : 1er avril 2020

Adèle a tout quitté : Paris, le grand restaurant dans lequel elle travaillait, la pression constante des cuisines, la misogynie du chef qui la bridait chaque jour un peu plus. Pour échapper au burn out, elle s’est réfugiée chez une amie de sa grand-mère, à Saint-Malo. Dans la crêperie de Joséphine, elle reprend petit à petit ses marques, restant loin des cuisines mais s’occupant du service et des clients. Dans ce cocon gourmand et chaleureux, elle devient celle à qui l’on demande des conseils d’écriture pour un discours municipal, un dossier de candidature ou une lettre de réclamation. Alors, quand la crêperie est menacée de fermeture, Adèle est prête à tout pour empêcher que ce bastion d’humanité et de bienveillance ne disparaisse. À tout, y compris à convaincre Arnaud Langlois, puissant homme d’affaires fraîchement divorcé, de devenir son associé.

Ce livre traînait depuis un moment dans ma PAL ; il était temps que je le sorte. C’était clairement la couverture et le fait que l’histoire se passe en Bretagne qui m’avaient attiré.

J’ai lu plusieurs livres de cette autrice et j’ai toujours une petite appréhension avant de me lancer, c’est assez rare que j’aie des coups de cœur (même si c’est arrivé) et, souvent, soit j’aime, soit je n’aime vraiment pas.

Ici, je ne suis pas vraiment convaincue, j’ai aimé l’histoire, elle est mignonne, mais je me suis quand même ennuyée, c’est vraiment plat.

J’ai bien aimé l’héroïne, elle est attachante, gentille et loyale, c’est la première à toujours aider les autres. Elle manque de confiance en elle par rapport à son expérience professionnelle dans un grand restaurant parisien qui ne s’était pas bien passée. D’ailleurs, elle avait fui le restaurant, son métier et Paris pour se réfugier à Saint-Malo. Elle s’était laissée porter jusqu’à ce que sa patronne lui pose un ultimatum. Je dois avouer que, même si je l’ai appréciée, elle a aussi pu m’agacer par moments. Elle passe sa vie à fuir dès qu’elle rencontre un obstacle, elle a aussi tendance à beaucoup s’apitoyer sur son sort.

Le héros est pas mal, je l’ai bien aimé, mais sans plus. Grand chef d’entreprise, il a oublié sa vie de famille et se retrouve en plein divorce (sûrement mérité). Il va avoir un coup de foudre pour Adèle, sans la connaître, juste parce qu’elle est un peu audacieuse. J’ai, par contre, aimé la façon dont il se remet en question au sujet de sa fille. Il se reprend en main pour être un meilleur père et ça, j’ai adoré.

La romance prend son temps, mais elle est quand même plutôt cliché, avec beaucoup de coïncidences étonnantes qui facilitent le rapprochement des héros. Après, je trouve leur relation néanmoins très mignonne.

C’est comme si, pendant des années, j’avais été dans le noir et que, soudain, une fille aux cheveux fous avait allumé la lumière.

Tout est un peu trop facile pour moi dans cette romance ; je pense que c’était le but, que c’est une romance très « feel-good » avec moult happy ends. Mais j’ai quand même du mal avec ça, j’ai trouvé que ça manquait de crédibilité, tout est beaucoup trop simple et je n’aime pas ça.

J’ai, par contre, aimé les personnages secondaires : Elisa, Sarah et Judith. Elles ont des personnalités et des parcours de vie très intéressants.

Je trouve que rien n’est vraiment développé, les situations, les émotions, la psychologie des héros, tout est survolé. Je pense que ça peut plaire à certaines personnes, que c’est ce qu’on peut attendre d’une romance feel-good, mais ce n’est pas pour moi, du coup. Il me faut un minimum de matière pour accrocher à une histoire ; là, je suis resté en surface, clairement.

La cuisine est évidemment au cœur de cette romance, ce n’est pas un thème qui me parle (surtout qu’on s’éloigne vite des crêpes et des galettes, je suis triste). Mais pour les amateurs de cuisine, je pense que c’est un élément qui pourrait vous faire apprécier ce livre.

La vie, c’est prendre des risques, tenter des choses, tomber et se relever. C’est aussi avoir mal, parfois. Tu ne peux pas te protéger de tout éternellement. Et surtout pas de l’amour.

Ce livre traînait dans ma PAL d’été depuis quelques années, il était temps de le sortir. J’avais envie d’une lecture un peu « chill », mais là, c’est peut-être un peu trop « chill ». Clairement, dans cette histoire, il ne se passe pas grand-chose, c’est plat, il n’y a pas de rebondissements et, surtout, c’est très cliché et prévisible. Ce livre, c’est un peu le monde des Bisounours, tout n’est que coïncidences et fins heureuses. C’est souvent agréable et je suis certaine qu’il ferait beaucoup de bien à beaucoup de monde. Mais pour moi, ce n’est pas assez, il m’a manqué de la profondeur, il m’a manqué des émotions et des personnages un peu plus travaillés psychologiquement. Pourtant, il y avait de beaux sujets à traiter, il y avait clairement de la matière, je trouve ça dommage. En tout cas, ce livre est clairement une romance « feel-good », peut-être à savourer l’été au bord de la mer ou d’une piscine. Les personnages sont plutôt attachants, même s’ils sont aussi parfois très agaçants. La romance est mignonne et respectueuse, ça, c’est chouette, je les ai trouvés mignons tous les deux. J’ai beaucoup aimé les copines d’Adèle, elles sont très touchantes. La cuisine a une grande place dans cette histoire, à ceux qui aiment ce thème, je pense que vous aimerez cette histoire. Moi, ce n’est pas un thème qui me parle, surtout que je m’attendais à des crêpes et des galettes, qui disparaissent bien vite du paysage. Je m’attendais à de la Bretagne dans ce livre, ce n’est finalement pas très présent, à part dire qu’il pleut, c’est à peu près tout. Ce n’était pas un livre pour moi, mais comme d’habitude, je vous invite à vous faire votre propre avis. C’est une romance estivale feel-good qui se lit très facilement, qui parle de cuisine et d’amour. Pour les amateurs du genre, n’hésitez pas.

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