
Titre : Antoinette Trubule
Auteur : Aurélia Schneider
Édition : Eyrolles
Genre : Contemporain
Pages : 304
Parution : 4 juin 2026


« Le cœur n’en finit pas d’aimer. Il est fait pour ça. Battre et aimer. »
Antoinette Trubule a trente et un ans, elle est rêveuse, tendre, distraite, hypocondriaque, et espère trouver l’âme sœur. Mais elle est si anxieuse, et le monde regorge pour elle de tant de dangers, qu’elle n’a pas encore osé passer le cap. En d’autres termes : Antoinette n’a jamais connu l’amour, et étant donné qu’elle sort d’une maladie qui a transformé son corps, ce n’est pas près de changer – du moins, c’est ce qu’elle se dit. Alors elle se consacre de tout son cœur à aider les autres, avec l’empathie et la fantaisie qui la caractérisent. Elle ignore encore qu’à la faveur d’une robe bouton d’or, de quelques Post-it thérapeutiques et d’un chat à l’origine mystérieuse, sa vie s’apprête à basculer. Antoinette parviendra-t-elle à surmonter les obstacles, réels ou imaginaires, qui se dressent entre elle et son bonheur ?

Merci Eyrolles
Le résumé de ce livre m’a vite attirée, il avait l’air pétillant et drôle, à l’image de son titre et de sa couverture.
Au final, ce n’était pas exactement ce que j’en attendais.
Je n’ai pas retrouvé l’humour que j’attendais et, surtout, c’est un livre qui aborde beaucoup de sujets difficiles, le rapport à la mort et au deuil.
Je trouve important de le préciser, si j’avais eu cette information, je ne sais pas si je l’aurais lu maintenant, ou lu tout court.
J’ai néanmoins beaucoup aimé l’héroïne, dans laquelle je me suis pas mal reconnue. Hypersensible, hypocondriaque et anxieuse, ce n’est pas toujours simple tous les jours. Antoinette est très gentille et généreuse, parfois trop même. Elle est touchée par la tristesse des autres, c’est d’ailleurs pour ça qu’elle ne quitte pas son travail, alors que sa patronne est plutôt tyrannique. Et puis, elle peut câliner les animaux avec ce travail. Il est fait pour elle, elle rassure les animaux et leurs humains. C’est ce qui est marquant avec Antoinette, elle est profondément gentille, humaine et altruiste. Pourtant, à plus de 34 ans, après des problèmes de santé, elle est plutôt seule. Elle n’a jamais connu l’amour et ça lui fait peur.
Cette méthode thérapeutique s’appelle l’exercice de l’ours blanc. Si je te demande de ne pas penser à un ours blanc, tu vas l’avoir dans la tête. Inversement, si je t’ordonne de penser à un ours blanc, en permanence, alors tu vas voir qu’au bout de quelques minutes tu seras passée à autre chose.
Je pensais que l’histoire serait centrée sur Antoinette, mais ce n’est pas le cas. On a aussi l’histoire de Yukiko, la patronne d’Antoinette, et surtout celle de Paul. Paul, ce médecin qui s’est occupé d’elle et qu’elle va retrouver, plusieurs années après, par hasard à son travail.
Il y a une grosse partie sur l’histoire de ce personnage, son point de vue, son passé, son vécu, ses peurs. J’avoue que ça m’a un peu déstabilisée. Je m’attendais vraiment à ne suivre que la vie d’Antoinette et je me suis retrouvée dans celle, pleine de drames, de Paul. J’ai beaucoup moins accroché avec cette partie, malheureusement. Pourtant, Paul est un chouette héros, mais il rajoute encore « du malheur et des drames » à l’histoire.
La plume de l’autrice est assez particulière, je ne saurais même pas dire si je l’ai aimée ou pas. Elle aborde beaucoup de choses très intéressantes dans ce livre. Mais peut-être trop, j’ai eu l’impression qu’elle voulait traiter le plus de sujets possible dans l’histoire.
L’histoire est écrite à la troisième personne, ce qui m’a peut-être un peu freinée au vu de l’histoire, je ne saurais comment l’expliquer. Mais oui, la plume de l’autrice est assez particulière, peut-être pas faite pour tout le monde. Elle manque peut-être un peu de fluidité pour moi.
J’ai également trouvé quelques longueurs dans l’histoire. Il y a parfois beaucoup de descriptions pas toujours nécessaires.
Par contre, j’ai beaucoup aimé le côté « psy » avec des conseils et des explications tout au long de l’histoire. Je les ai trouvés habituellement disséminés grâce au personnage d’Agathe.
Je pense que l’autrice a voulu parler de ces pathologies qu’elle rencontre au quotidien dans son métier de psychiatre. D’ailleurs, elle le fait très bien, avec bienveillance et légèreté, mais peut-être que le reste paraît moins travaillé, plus cliché. Pas de grosse surprise dans ce livre, on sait comment ça va se terminer.
J’ai vraiment compris les messages que l’autrice voulait faire passer ici, mais il m’a manqué quelque chose. Des sentiments, de l’émotion, des rebondissements. C’est dommage, j’ai, malgré tout, passé un bon moment de lecture.
Je suis désordonnée, je procrastine sur ce qui me dérange, je ne suis jamais au courant, ne marche jamais droit dans la rue, je trébuche alors qu’il n’y a pas d’obstacle, je regarde ailleurs, le nez en l’air. Je passe ma vie à rêver et remarquer des choses qui ne servent à rien. Pour finir, je me fais du souci pour tout.
J’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre, mais je m’attendais à autre chose au final. Une couverture et un titre pétillant, un résumé qui laisse présager une lecture tout aussi pétillante. Ce n’est pas exactement ce que j’ai trouvé avec cette histoire. Je m’attendais à un livre plutôt feel good, mais j’ai finalement trouvé les sujets difficiles. Ils sont abordés avec légèreté et bienveillance, mais ils sont quand même là, la maladie, la mort (beaucoup), les agressions sexuelles. Du coup, je n’ai pas eu ce sentiment de légèreté que j’attendais. Pareil pour la plume de l’autrice qui manque parfois de fluidité et qui contenait quelques longueurs. J’ai par contre beaucoup aimé l’héroïne dans laquelle je me suis beaucoup reconnue. Antoinette, hypersensible, anxieuse et hypocondriaque qui finalement tombe malade, le comble d’être sauvée par son hypocondrie. Antoinette est d’une gentillesse et d’une douceur incroyable. Elle fait toujours son possible pour aider les autres, elle s’émerveille de tout, elle est très touchante. Nous avons aussi l’histoire d’un héros, je ne m’y attendais pas et ça m’a un peu perturbé, surtout que, pour moi, ça rajoute encore des sujets difficiles. Je n’ai pas vraiment accroché à ces passages malheureusement. Il y a beaucoup de passages sur les pathologies psy, on sent que l’autrice, psychiatre, a voulu en parler, donner des petits trucs pour dédramatiser tout ça, mais ça prend peut-être trop de place dans l’histoire même si c’est très bien abordé et intéressant. Du coup, je suis resté sur ma faim par rapport aux émotions, à l’intrigue, tout est un peu trop prévisible, c’est dommage. C’est une histoire profondément humaine qui parlera sûrement à beaucoup et qui aborde la santé mentale, ça, c’est top. Un bon moment de lecture pour moi, mais qui ne sera malheureusement pas mémorable.