
Titre : La charmante librairie des jours heureux
Auteur : Jenny Colgan
Édition : Pocket
Genre : Contemporain
Pages : 434
Parution : 3 juin 2021


Bibliothécaire à Birmingham, Nina était loin d’imaginer que la municipalité déciderait de déménager la totalité du service dans la grande médiathèque de la ville. Fini le contact avec les habitués, l’assurance que chaque lecteur trouve le livre qui lui convient. L’avenir se trouve désormais derrière un ordinateur. Mais Nina, passionnée des livres, ne l’entend pas de cette oreille. Un jour, NIna a une idée folle. Sur un coup de tête, elle achète un van et le transforme en librairie itinérante… à Kirrinfief, au coeur des Highlands écossais! Avec son minuscule stock de livres, Nina découvre une communauté chaleureuse. Et, qui sait, peut-être trouvera-t-elle un nouveau sens à sa vie ?

Encore une relique de ma PAL que j’ai réussi à sortir cet été.
Ça faisait un moment que je voulais découvrir le premier tome de cette saga en Écosse.
Et j’avais clairement envie d’un petit tour dans les Highlands.
Ce n’est que le deuxième Jenny Colgan que je lis et j’avoue avoir préféré l’autre livre.
Pas que je n’aie pas aimé celui-ci, au contraire, mais je m’attendais peut-être à un peu mieux.
Je vais commencer par ce qui m’a un peu dérangé dans l’histoire. Il y a une sorte de triangle amoureux, qui n’en est pas un à 100 %, sans rentrer dans les détails. Mais je n’ai pas compris l’intérêt de la relation avec ce personnage ( que je n’ai, en plus, pas aimé). C’est tiré par les cheveux et ça n’apporte rien à l’histoire, je trouve, je pense que ça m’a un peu sortie de l’histoire, presque dès le départ.
Autre petit point que je trouve un peu dommage, c’est que l’autrice ne parle pas de vrais livres. Quand elle propose des livres à ses clients, ce sont des livres inventés. Dommage, clairement, il y a tellement d’œuvres littéraires ; j’adore en retrouver dans les livres, alors je trouve ça triste de ne pas avoir fait de référence à d’autres livres ici.
Mais il y a aussi beaucoup de choses que j’ai appréciées dans ce livre.
Déjà, l’héroïne, Nina, est très attachante. Elle, qui est plutôt timide, qui passe son temps à essayer d’être invisible, la plus discrète possible, va prendre les rênes de sa vie. Après la fin de son travail, elle va se mettre à rêver. Personne ne croit en ses rêves, mais de toute façon, elle doit bien faire quelque chose, alors pourquoi pas réaliser son rêve d’ouvrir une librairie ambulante ? Ce qu’elle n’avait pas vraiment prévu, c’était de le faire en Écosse. Mais elle a eu le courage d’aller jusqu’au bout alors que personne ne croyait en elle. Elle, la petite femme que personne ne voyait manœuvrer ce gros van dont plus personne ne voulait… Bref, Nina est une « warrior » derrière ses airs de bibliothécaire timide.
Elle serait aussi rebelle que Katniss Everdeen de Hunger Games, aussi intelligente que la Elizabeth Bennet d’Orgueil et Préjugés, aussi courageuse que la Héro de Beaucoup de bruit pour rien.
J’ai aussi aimé les personnages secondaires, que ce soit la meilleure amie de Nina qui est très drôle, ou les habitants du petit village des Highlands où Nina a atterri.
Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce livre, c’est l’Écosse, bien évidemment. L’ambiance est incroyable, l’immersion totale. Tout est tellement bien décrit, j’ai adoré. Elle parle de l’ambiance si particulière des Highlands, le soleil qui ne se couche quasiment pas, la pluie, le froid. Et aussi des habitants, des traditions, des spécialités et des fêtes. Je me suis régalée et j’ai encore plus envie d’aller en Écosse…
J’ai aussi beaucoup aimé le monde des livres. Même si, comme je l’ai dit, j’aurais aimé avoir des recommandations de vrais livres. Mais l’amour de la lecture est bien là, ça, je l’ai bien trouvé, et c’est génial. Déjà, rien que l’idée de faire une librairie dans un van, c’est trop chouette. J’avais envie de me poser dans les fauteuils de Nina a feuilleter les livres toute la journée. J’ai adoré le fait que l’autrice nous parle du potentiel des livres. Des livres pour remonter le moral, pour donner envie de lire, d’apprendre, et j’en passe. Un vrai régal.
La plume de l’autrice est fluide, ça se lit très facilement. C’est très « feel-good » ; on sait évidemment ce qui va se passer à la fin de l’histoire. Mais ça fait du bien, de temps en temps, ce genre d’histoire vraiment « feel-good » pour déconnecter et savourer.
Les livres avaient été sa source de réconfort quand elle était triste ; ses amis quand elle se sentait seule. Ils avaient recollé les morceaux de son coeur quand il était brisé et l’avaient encouragée à garder espoir quand elle avait le moral au plus bas.
J’ai passé un très bon moment avec ce livre malgré quelques petites choses qui m’ont un peu moins plu. Commençons par ce que j’ai le moins aimé. Il y a un espèce de triangle amoureux que je n’ai pas du tout aimé. D’ailleurs tout ce qui tourne autour du personnage de Mark, je n’ai ni aimé, ni compris ces passages, qui, pour moi, n’apportent pas grand-chose à l’histoire et qui m’ont un peu fait sortir de l’histoire.
J’ai aussi trouvé un peu dommage que Nina ne conseille pas de vrais livres à ses clients.
Je n’ai pas été convaincue par la romance de cette histoire malheureusement.
Mais j’ai adoré le reste, principalement ce voyage en Écosse. L’ambiance est complètement immersive, la météo particulière, le calme, l’ambiance des Highlands. Mais aussi la solidarité entre les habitants, les traditions et les fêtes. C’est vraiment ce que j’ai aimé dans ce livre. J’ai aussi aimé Nina, que j’ai trouvée très forte malgré ce qu’on pense d’elle. Et j’ai aussi adoré l’univers des livres, évidemment. Tout ce qu’ils peuvent apporter au quotidien à tout le monde, c’est vraiment chouette. Un très bon moment avec ce livre, surtout pour la saison. J’ai clairement envie de tout plaquer pour aller acheter un van au fin fond des Highlands et en faire une librairie ambulante…