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Une italienne à Brooklyn – Santa Montefiore


Titre : Une italienne à Brooklyn

Auteur : Santa Montefiore

Édition : Verso

Genre : Historique

Pages : 370

Parution : 11 septembre 2026

Italie, 1934
À Vercellino, Evelina grandit à l’abri du monde, dans la villa familiale dont le faste s’estompe au fil des ans. Lorsque sa grande sœur accepte un mariage dicté par les convenances, Evelina se fait une promesse : jamais elle n’épousera un homme sans l’aimer.
Puis elle rencontre Ezra.
À ses côtés, Evelina découvre un bonheur qu’elle n’avait jamais osé imaginer, et elle voudrait croire que ces journées baignées de soleil, de beauté et d’amour dureront toujours. Mais tandis que l’Italie fasciste scelle son destin avec l’Allemagne nazie et que les nuages de la guerre s’amoncellent sur l’Europe, leurs rêves se fissurent bientôt.

New York, 1979
Bien des années plus tard, installée à New York, Evelina croit avoir appris à vivre avec ses souvenirs. Jusqu’au jour où le passé ressurgit là où elle l’attendait le moins…

Merci Verso

La saga des Deverill est une saga qui me tient particulièrement à coeur, alors j’étais plutôt intriguée par ce one shot de l’autrice.

Ici nous prenons la direction de l’Italie, nous suivons plus particulièrement Avelina. À 17 ans, Avelina rêve d’amour, le vrai, pas d’un mariage arrangé comme celui de sa grande sœur. D’ailleurs elle le répète, elle ne veut pas se marier, mais ça, c’était avant de tomber sur le beau Ezra, fils du tailleur du village. Mais la guerre est à la porte de l’Italie et surtout le fascisme qui monte en puissance. Ils pensaient leur amour plus fort que tout…

Nous suivons également Evelina dans les années 80, plusieurs décennies après qu’elle ait immigré aux États-Unis.

L’Histoire est entachée d’innombrables exemples de persécutions raciales, ma chérie. C’est déjà arrivé et ça se reproduira. Les gens ne tirent jamais de leçon de l’Histoire.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, et même à m’attacher à l’héroïne sur les premiers chapitres. J’ai même eu peur de ne pas du tout accrocher à cette histoire. Mais finalement avec l’arrivée du fascine en Italie, tout est un peu plus dynamique et j’ai commencé à vraiment m’attacher à Evelina et Ezra.

J’ai beaucoup aimé ces deux personnages et surtout leur histoire d’amour, c’est vraiment le fil rouge de cette histoire.

Evelina a des idées un peu révolutionnaires pour son époque et j’ai beaucoup aimé.

Certaines choses m’ont, malheureusement, un peu déplu dans cette histoire.

J’ai trouvé que tout s’enchaînait un peu trop vite par moments. En deux pages, trois années survolées, c’est quelque chose qui me gêne un peu, j’avoue. J’ai du mal avec les années survolées comme ça. Surtout que ce sont des années que j’aurais aimé explorer, ce sont les années de la guerre, un pan du passé qui m’intéresse énormément, du coup, petite frustration de ce côté-là.

J’ai trouvé également que certains passages étaient beaucoup trop descriptifs, et j’ai fini par les lire entre les lignes pour ne pas trop sortir de ma lecture.

J’ai également eu un peu de mal avec la fin. J’ai trouvé cette espèce de triangle amoureux vraiment étrange et pas super sain. Je pense que beaucoup apprécieront, puisque c’est très beau, c’est l’amour, le vrai. Mais pour moi, ça ne l’a pas vraiment fait.

Par contre, j’ai aimé l’histoire d’amour entre Evelina et Ezra, j’ai eu mal au cœur pour eux. Leur histoire est tellement belle, mais ternie par l’horreur humaine. J’ai un peu moins cru à l’histoire d’amour entre Franklin et Evelina.

C’est extrêmement simple. Tu n’as qu’à te poser la question : à qui ferais-je du mal ? Si tu peux traverser la vie sans blesser qui que ce soit , tu verras que ta vie dans l’au-delà sera très plaisante.

J’ai aimé tous les héros de cette histoire, ils ont tous leur caractère et leur façon de vivre et de penser, qui, parfois, est assez moderne pour l’époque, et ça, j’adore. Petit coup de cœur pour Nonna et sa sœur, qui m’ont fait beaucoup rire. Leur lien m’a beaucoup touché, d’ailleurs. J’ai aussi adoré Madolina et son acolyte. Que ce soit en Italie ou aux États-Unis, j’ai adoré les personnages qui entourent Evelina.

Du fait qu’il y ait beaucoup de descriptions, l’immersion en Italie et aux États-Unis est totale, puisque l’autrice nous donne beaucoup de détails sur ces deux pays, selon les époques. J’avoue avoir une préférence pour l’ambiance des États-Unis.
J’ai moins accroché à l’Italie, ce n’est pas un pays qui m’emballe à la base. C’est peut-être aussi ça qui a fait que j’ai un peu moins aimé que la saga des Deverill, à laquelle je suis profondément attachée.

L’autrice aborde, malgré tout, des sujets très intéressants, tels que l’arrivée du fascisme en Italie et l’impact sur les Juifs italiens, même si j’aurais aimé que ce soit un peu plus développé. L’autrice nous parle également beaucoup d’amour, de couple et de famille, elle nous amène à réfléchir autour de tout ça, comme les séparations, les divorces et l’amour dans tous les sens du terme. Tout ça est vraiment intéressant.

Elle n’était ni complètement d’un endroit, ni tout à fait de l’autre, mais quelque part entre les deux. Un entre-deux où il ne semblait pas y avoir de racines.

J’ai passé un très bon moment avec cette lecture, mais j’ai moins accroché que ce que j’aurais aimé. Quelques petites longueurs m’ont fait décrocher au cours de ma lecture. L’autrice décrit énormément les choses et ça m’a un peu ennuyée parfois. J’ai aussi eu un peu de mal avec la fin et cette espèce de triangle amoureux, j’ai trouvé ça pas hyper sain et, pour moi, pas très convaincant. Mais je suis sûre que certains aimeront beaucoup. J’ai aussi aimé beaucoup de choses, comme les personnages, surtout Evelina et Ezra, leur histoire d’amour m’a particulièrement touchée. C’est fort, c’est beau, c’est prenant. J’ai aimé toute la galerie de personnages secondaires que nous propose l’autrice, que ce soit les Italiens ou les Américains, avec un petit coup de cœur pour les deux matriarches, Nonna et Madolina. D’ailleurs, avec ce livre, j’ai vraiment eu l’impression de voyager, que ce soit dans le temps ou entre l’Italie et les États-Unis. L’autrice aborde beaucoup de thèmes importants dans son histoire. Déjà la montée du fascisme en Italie, la persécution des Juifs italiens et, bien sûr, la Seconde Guerre mondiale. J’aurais aimé que ces sujets soient beaucoup plus développés, il y a beaucoup de gros bons dans le temps parfois. L’autrice parle également beaucoup d’amour, de couple, de séparations, d’enfants et de famille. Je pense que c’est ce qui est le plus exploré dans ce livre et j’ai trouvé ça top. C’était une chouette lecture à double temporalité, j’y ai passé un très bon moment, mais pas autant qu’avec les Deverill qui restent ma saga chouchou de l’autrice. C’est par contre aussi très chouette d’avoir un roman comme celui-ci en one-shot.

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