
Titre : Les Murmures de l’automne
Auteur : Marilyse Trécourt
Édition : Eyrolles
Genre : Contemporain fantastique
Pages : 280
Parution : 17 septembre 2026


Sous les lumières dorées de l’automne, certains secrets ne demandent qu’à être révélés… encore faut-il être prêt à les entendre.
En s’installant dans ce joli village varois, Élise pense avoir enfin trouvé l’endroit idéal pour écrire une nouvelle page de sa vie : une villa nichée au milieu des vignes, un café-librairie chaleureux, de nouveaux amis.
Tout s’annonce parfait. Presque trop.
Convaincue qu’en retapant les murs, elle finira par se réparer elle-même, elle tombe des nues lorsque, au bout de quelques jours, la maison se manifeste. Des objets changent de place. Des portes se ferment seules. Certains travaux se terminent sans elle. Il lui semble même entendre des notes de musique dans une pièce vide. Est-elle victime de son imagination après le choc qui l’a conduite ici… ou cohabite-t-elle avec une présence invisible ?
Élise est fatiguée de fuir. Alors c’est décidé : peu importe la nature de ce qui hante la villa, elle embrassera ce lieu, ses mystères et ses murmures, entre rencontres, nostalgie et légendes.

Merci Eyrolles
Au début, j’ai eu du mal à accrocher, je trouvais ça à la fois long et, en même temps, certaines relations allaient trop vite.
Mais le virage de la deuxième partie m’a chamboulée et a clairement redistribué les cartes.
D’un coup, tout a été remis en question ; j’ai absolument voulu comprendre ce mystère. L’autrice m’a clairement emmené là où elle voulait. Je n’ai absolument pas compris où elle voulait me faire aller avant de me retrouver face au miroir… Et tout s’explique, et wahou, cette fin. J’ai tellement aimé, je m’attendais à tout sauf à ça et, clairement, j’ai adoré.
Oui, mais l’automne, c’est aussi la saison où on ralentit un peu. On boit des chocolats chauds, on lit sous un plaid, on allume des bougies… Ça fait du bien, je trouve.
Je me suis attachée à Élise. Après un burn-out et une rupture, elle achète un mas dans le Sud, là où elle passait ses vacances, petite fille. Élise est courageuse, elle a su dire « stop » et tout plaquer pour se laisser une nouvelle chance. Elle est très humaine, naturelle, et il est facile de s’identifier à elle. J’ai aimé suivre son évolution, ses doutes, ses joies, ses peines et ses rencontres.
Et des rencontres, elle va en faire, déjà avec sa nouvelle maison. On peut la considérer comme un personnage à part entière, d’ailleurs. Elle vit, craque et cache bien des secrets. On peut s’y sentir bien, comme on peut avoir envie de la quitter en courant tant elle nous effraie.
Pour plus de douceur, il y a le café et les filles qui y travaillent. Je les ai beaucoup aimées. Et puis surtout, il y a Baptiste, en plus de réparer la maison, il va adoucir la vie d’Élise et la faire rouvrir son cœur.
La romance est là, elle ne prend pas trop de place, elle est belle et lumineuse, mais elle va trop vite pour moi. Dommage, mais ça n’a pas dérangé ma lecture pour autant.
Les chats ont toujours un petit air supérieur. Souvent, je m’amuse à imaginer ce qu’ils pensent, ce qu’ils se disent à propos des humains.
J’ai aimé l’ambiance de ce livre, l’automne est bien présent, la pluie, les feuilles mortes, le coin du feu… Et, évidemment, cette ambiance un peu sombre qui fait frémir. Les notes de piano, les mots soulignés dans la nuit, les fenêtres qui s’ouvrent toutes seules… C’est un poil effrayant, sans tomber dans l’excès, c’est pour moi, la quantité parfaite.
L’autrice sort de ce qu’elle fait d’habitude en mettant du surnaturel dans son histoire, et c’est pour moi une réussite.
En plus, l’objet-livre est magnifique, avec son jaspage automnal.
Je n’en dirai pas plus pour ne rien spoiler, parce que le dénouement de l’histoire est pour moi, le point fort de ce livre. C’est une expérience qui se vit, alors laissez-vous guider…
Mais comme Anna, j’ai arrêté de m’exprimer, je me suis tue. Non pour obéir à un mari despotique, mais pour me conformer à d’autres formes de tyrannie. Celle du modèle de vie dont j’ai hérité et qui stipule que les adultes doivent abandonner leurs rêves d’enfants et se consacrer à une profession sérieuse et rémunératrice.
J’ai passé un excellent moment avec ce livre qui mêle parfaitement émotions, suspense, amour et amitié. Même si j’ai eu un peu de mal avec la première partie, la seconde m’a chamboulée et a complètement redistribué les cartes. À partir de là, impossible de le lâcher tant je voulais comprendre ce qui se passait dans cette maison. Et la résolution est incroyable, je n’aurais jamais imaginé ça et, pourtant, je ne vois pas d’autre fin aussi parfaite que celle-ci.
J’ai beaucoup aimé l’héroïne, elle est simple, naturelle, humaine, il est facile de s’identifier à elle. Les personnages secondaires sont tout aussi chouettes, que ce soit les filles du café ou Baptiste. Bonus : nous avons une petite romance qui ne prend pas trop de place, mais qui va un peu trop vite pour moi. Elle apporte de la douceur dans cette ambiance un peu sombre. Une maison hantée en guise de personnage secondaire ? C’est ce qu’on pourrait dire du mas de l’héroïne. Elle vit, craque, les fenêtres s’ouvrent toutes seules, l’électricité vit sa vie et il y a même un chat qui y réside.
C’est le point fort du livre, l’ambiance est très prenante, un poil effrayante sans que ce soit dans l’excès. L’automne est également bien présent ; la pluie, les feuilles mortes et les moments au coin du feu y ont une grande place.
Une histoire entre suspense, émotions et tendresse qui m’a complètement emportée, surtout dans les deux dernières parties.
L’autrice sort de ce qu’elle fait d’habitude, même si, en refermant le livre, je me suis dit que je retrouvais bien sa patte avec cette fin finalement…
Un livre à lire, à savourer, avec un plaid et un chocolat chaud au coin du feu.
