
Titre : C’est l’histoire d’un amour
Auteur : Isabelle Lagarrigue
Édition : Récamier
Genre : Romance
Pages : 360
Parution : 7 mai 2025


Chacun de nos choix est un pari sur l’inconnu.
Réveillon 1993. Charlie rencontre Côme. Elle vit à Paris et danse pour oublier sa mère défaillante. Il grandit en Bretagne et regarde des films pour se rapprocher de son père absent. Ils ont 14 ans et la vie devant eux. Le lien qu’ils tissent ce soir-là est de ceux dont on ne se défait jamais vraiment… et pourtant.
Des années plus tard, des événements les incitent à replonger dans leurs souvenirs. Chaque choix est déterminant. Charlie et Côme ont-ils fait les bons ? Et nous, qu’aurions-nous fait à leur place ?

J’avais acheté ce livre à la fin de l’année dernière, suite aux nombreux avis élogieux que j’avais vus passer un peu partout. Il me faisait de l’œil depuis, alors je l’ai enfin sorti de ma Pal.
Je pense que j’avais trop d’attentes concernant ce livre et, surtout, ce n’est pas une histoire comme celle-ci que j’avais en tête. Du coup, j’avoue, petite déception de mon côté par rapport aux attentes que j’en avais. J’ai quand même beaucoup aimé cette lecture, mais c’est assez frustrant de partir sur un livre qui a tout pour être un coup de cœur et qui, finalement, ne l’est pas.
D’habitude, j’aime beaucoup le format interview dans un livre (comme dans Daisy Jones and the Six), mais j’avoue que, dans ce livre, j’ai moins réussi à m’attacher aux personnages avec ce format. Sans doute, encore une fois, parce que je ne m’attendais pas à ça.
J’ai aimé les héros ; je les ai trouvés très touchants, sans pour autant m’y attacher à 100 %, sans ressentir vraiment leurs émotions, leurs failles et leurs difficultés.
J’avoue avoir une grosse préférence pour Charlie ; c’est elle qui m’a le plus touchée, principalement avec son histoire familiale. Charlie a grandi avec une mère toxique, une mère qui ne l’aimait pas et qui le lui montrait quotidiennement. Forcément, ça laisse des séquelles, même si j’ai trouvé Charlie très forte pour se relever et avancer dans sa vie d’adulte. C’est d’ailleurs principalement de son point de vue qu’on navigue dans sa relation avec Côme depuis leur rencontre dans les années 90. Charlie m’a touchée, m’a fait de la peine et j’ai adoré la voir grandir, la voir s’émanciper, tomber et se relever. J’ai adoré voir la femme qu’elle est devenue.
Elle a tout fait pour assembler les morceaux d’elle que sa mère à éparpillés un peu partout, comme une poterie cassée qu’on s’évertuerait à fixer avec de la colle. Le vase tient debout, on peut mettre de l’eau, elle s’écoulera par des interstices invisibles et impossible à combler.
Du côté de Côme, je suis un peu plus en retrait ; on voit très peu de passages sur lui, finalement. Du coup, j’ai eu un peu plus de mal à le cerner et j’ai été moins touchée. Pourtant, je sais que c’est un héros qui est chouette, gentil et loyal, mais je suis restée sur ma faim concernant ce personnage.
Du côté des personnages secondaires, j’ai quand même eu un coup de cœur pour Adam, que j’ai finalement préféré à Côme.
En ce qui concerne la romance, je suis dubitative : j’ai adoré leurs premières années ensemble ; c’est beau, touchant, ça met des papillons dans le ventre. Mais toutes ces années où ils sont séparés, où ils jouent un peu au chat et à la souris, m’ont laissée perplexe. J’avoue, je n’ai pas trop adhéré à cette relation qui était quand même plutôt toxique pour moi. Du coup, le début de la romance, un énorme OUI, le milieu, un bof, et la fin, un oui mais… Sans rentrer dans les détails, il y a quand même eu quelques dommages collatéraux aux retrouvailles de Côme et Charlie.
Est-ce qu’on va passer notre vie à vouloir être ensemble, sans être ensemble ? À ne pas vouloir s’engager pleinement ailleurs parce que peut-être…
Pour être honnête, je crois que j’ai préféré la relation amicale entre Charlie et Adam, que j’ai trouvée très touchante et adorable ( et beaucoup plus saine).
J’ai adoré remonter le temps avec ce livre : une histoire qui débute dans les années 90 (les meilleures, évidemment), les téléphones fixes, les walkmans, les grands classiques du cinéma comme Top Gun, ou encore les événements marquants des dernières années comme le passage à l’an 2000 et les attentats du 11 septembre. J’ai aimé toutes ces références à notre passé, un vrai élan de nostalgie dont je suis très friande.
En ce qui concerne la fin de l’histoire, c’est le genre de fin que je n’aime pas ; je crois que, si j’avais su comment elle finissait, je ne l’aurais pas lue maintenant. Je n’étais pas dans le bon état d’esprit, c’est peut-être ça qui a joué aussi sur mon avis final. Heureusement, j’avais compris quasiment dès le départ vers quel type de fin je me dirigeais.
Par contre, j’ai beaucoup aimé tous les sujets que l’autrice aborde dans son livre. Déjà la relation entre Charlie et sa mère, qui est très bien expliquée et qui amène à réflexion. D’ailleurs, l’autrice nous amène également à beaucoup réfléchir sur les choix que nous faisons tout au long de notre vie. Des choix faits sur le moment qui auraient pu être différents : avec des « si », peut-être que la vie aurait été différente. J’ai adoré tout ce qui tournait autour de ça ; ça fait cogiter et ça, j’adore. Elle parle aussi de maladie, de rêves, d’espoir et, bien sûr, d’amour et d’amitié.
C’est la première fois que je lis cette autrice et j’ai beaucoup aimé sa plume ; elle est très agréable à lire, fluide et belle.
Mais la vérité, c’est qu’on prend nos décisions en fonction du contexte. Ce ne sont pas forcément les bonnes, mais c’est celles qu’on croyait être les meilleures à un moment donné.
J’attendais beaucoup de ce livre, je voyais déjà venir le coup de cœur, mais finalement, j’en suis un peu loin du coup de cœur. Je pense que j’avais beaucoup trop d’attentes et, surtout, je ne m’attendais pas à une histoire comme celle-ci, ni à une fin comme ça d’ailleurs. J’ai néanmoins passé un très bon moment de lecture. J’ai beaucoup aimé le personnage de Charlie, je l’ai trouvée forte et courageuse, surtout avec sa mère toxique. J’ai adoré la voir grandir, tomber, se relever, devenir cette incroyable jeune femme. J’ai moins accroché à Côme, il est moins présent dans l’histoire, du coup plus difficile à cerner avec seulement quelques bribes de son point de vue. J’ai par contre adoré le personnage d’Adam, qui m’a fait rire et touché. Du côté de la romance, je suis partagé, les premières années m’ont donné des papillons dans le ventre, ils sont tellement touchants tous les deux dans leur découverte de l’autre et de l’amour. Mais toute la partie du milieu m’a laissé plus perplexe, je l’ai trouvée même un peu toxique cette relation entre eux. Et puis là, la fin, que dire ? Même si j’avais bien compris ce qui allait arriver, je suis un peu déçue, j’ai du mal avec ce genre de fin. Je n’étais pas du tout dans le mood en plus, si j’avais su, il serait resté encore un peu dans ma Pal. J’ai adoré cette plongée dans le temps, par contre, les années 90, mes années chouchous avec plein de références culturelles et du quotidien. J’ai beaucoup aimé la plume de l’autrice, elle est belle et fluide et elle aborde beaucoup de sujets forts. Elle y parle de relation familiale toxique, de maladie, de rêves, d’espoir, de chagrins, de bonheur, d’amour et d’amitié. C’est un livre qui avait tout pour me plaire, mais malheureusement, je ne suis pas conquise à 100 % comme j’aurais pensé l’être. Ça reste une belle histoire d’amour avec des sujets forts et bien traités. Pour les amateurs, foncez.