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Un souffle sur la Breizh – Manon Lécuyer

Titre : Un souffle sur la Breizh

Auteur : Manon Lécuyer

Édition : Eyrolles

Genre : Romance

Pages : 360

Parution : 7 mai 2026

Elle est là pour vendre la maison, lui pour l’aider à la rénover. Mais c’est une tout autre aventure qui les attend…

À la suite du décès d’un père dont elles n’avaient plus de nouvelles depuis longtemps, Isaure et sa soeur héritent de sa maison au bord de la mer. Bien décidées à ne garder aucun lien avec ce passé douloureux, elles choisissent de vendre. C’est ainsi qu’Isaure, jeune infirmière fraîchement diplômée, se rend en Bretagne pour rénover la bâtisse.

À Karantez, elle fait la connaissance de Maden, artisan solaire et avenant, avec qui l’été prend un tournant tout à fait inattendu. Entre peinture, plage et beurre salé, les secrets du passé se dévoilent, les langues se délient et de nouveaux horizons se dessinent. En Bretagne, Isaure trouvera bien plus que le simple goût des embruns…

Merci Eyrolles

Moi qui suis fan des histoires qui se passent dans ma région, je ne pouvais qu’être attirée par ce livre. Une couverture et un titre qui sentent bon la Bretagne.

Par contre, en commençant ce livre, je ne m’attendais pas à vivre autant d’émotions. Je suis passé du rire aux larmes avec cette histoire. C’est une magnifique surprise, un livre que j’ai adoré et une histoire qui m’a touché.

J’ai l’impression d’être dans ma propre comédie romantique : une musique commencerait à jouer que je n’en serais même pas surprise.

J’ai absolument tout aimé dans ce livre, d’ailleurs il m’a un peu sauvé d’un début de panne de lecture. C’était exactement ce qui me fallait, un bon bol d’air, d’iode et un raz-de-marée d’émotions.

J’ai adoré Isaure, c’est une jeune femme qui se cherche. À 22 ans, elle sort de l’école d’infirmières et ne sait pas encore trop vers quoi se diriger. Son père vient de mourir, un père qui est parti quand elle avait 5 ans et dont elle n’a plus jamais eu de nouvelles.
Mais Isaure et sa sœur ont hérité de la maison de leur père en Bretagne. Une bonne occasion pour Isaure de prendre du recul sur sa vie en étant un peu au calme, le temps de remettre la maison en état et de la vendre. Mais elle ne s’attendait pas à vivre un été comme ça. Encore moins à s’attacher autant à la maison, aux habitants du village et, surtout, à Maden.

Je l’ai trouvée très touchante, cette héroïne, elle est très solaire, Maden la compare d’ailleurs à un tournesol, elle qui éclaire tout le monde et qui aime tant le jaune. Pourtant, la vie n’a pas épargné Isaure, elle porte encore des blessures bien vives, mais elle a décidé de donner du bonheur à sa mère et à sa sœur en s’oubliant au passage.
J’ai adoré suivre son évolution au cours de l’histoire, elle va construire sa propre vie, faire ses propres choix pour une fois, en pensant à elle. Ses larmes vont beaucoup couler, mais elles sont annonciatrices d’un nouveau départ, d’une nouvelle Isaure. Et cette Isaure-là, qu’est-ce que je l’ai aimée !

Pleurer face à l’océan, c’est comme une opération nulle. Comme si ça permettait à la douleur de cesser d’exister. Les larmes salées retournent là d’où elles viennent.

J’ai aussi beaucoup aimé Maden, ce garçon qui a un peu de Bob le bricoleur, qui ne va pas faire très bonne impression à première vue, surtout pour Isaure. Mais Maden est un jeune homme incroyable. J’en veux plus des héros comme ça. C’est un total green flag, il est doux, bienveillant, à l’écoute, serviable. Bref, j’ai totalement craqué pour lui, il est simple, naturel, tout le monde l’aime.

Du côté des personnages secondaires, j’avoue que Rozenn m’a fait beaucoup rire, j’ai aussi aimé ceux qu’on voit un peu moins, ceux du village qui vont très vite adopter Isaure.
Par contre, j’ai eu beaucoup de mal avec Rejane, même si elle s’améliore un peu sur la fin.
Coup de cœur pour Soizic, la mouette- chien.

J’ai adoré la romance, c’est très prévisible et un peu cliché, mais des fois, ça fait du bien. Et là, en l’occurrence, c’était parfait. Tout est très respectueux, beaucoup de consentement (un vrai plaisir), beaucoup de douceur et beaucoup d’amour. Je trouve qu’ils vont parfaitement bien ensemble. On sent l’alchimie et l’harmonie qui les unissent. Un peu comme si quelqu’un les avait réunis…

J’ai eu un coup de cœur pour la plume de l’autrice. C’est précisément ce genre de plume que j’aime, c’est drôle (très drôle, j’ai beaucoup rigolé), c’est touchant (j’ai souvent eu les larmes aux yeux), c’est beau et ça fait réfléchir. C’est un combo parfait à mes yeux. Le nombre de citations que j’ai relevées est un indicateur d’à quel point j’ai aimé ce livre et l’écriture de l’autrice.

Je déteste le thé. De l’eau chaude avec des plantes dedans ? Quelle idée. C’est comme mélanger du lait et du gazon puis appeler ça « Matcha » pour le vendre une fortune au coffee shop.

Elle sait parfaitement manier les émotions et les sujets forts. Parce que oui, des passages m’ont fait rire aux éclats, mais elle aborde également des sujets très forts, comme l’absence d’un parent ou le deuil (attention, elle a mis quelques TW). Tout est parfaitement dosé, malgré ces sujets difficiles et des chapitres qui m’ont coupé le souffle, c’est un livre qui reste très doux et qui fait du bien.

Ah oui, et puis la Bretagne évidemment, j’ai adoré. L’immersion est totale et c’est souvent très drôle. Les paysages sont très bien décrits, la mer, la météo. Et surtout, la culture locale avec les crêpes et le cidre, mais aussi les fest-noz et bien d’autres choses. C’est souvent amené avec humour, encore une fois un peu cliché, mais c’est comme ça que j’aime qu’on parle de ma région.

Je ne dis pas qu’elle te demande quoi que ce soit, je dis que tu t’imposes des choses en fonction de ce que tu penses que les autres attendent de toi. Tes parents, ta sœur, tes amies, peut-être. Mais la seule personne avec qui tu vas passer ta vie entière, c’est toi, Manav, et il est important que tu sois en phase avec tes désirs et tes décisions.

Gros coup de cœur pour cette romance solaire et profondément humaine. J’ai dit romance, mais ce n’est pas qu’une simple romance. Cette histoire, c’est avant tout une quête d’identité, une plongée dans le passé pour Isaure qui va devoir affronter ses blessures et faire le deuil de ce père qui a abandonné sa famille quand elle n’avait que 5 ans. Direction la Bretagne donc, dans un petit hameau isolé, dans une maison incroyable dont Isaure et sa sœur ont hérité. Isaure, un peu perdue sur son futur, va venir la remettre en état et la mettre en vente pendant l’été. Mais elle ne s’attendait pas à ce que son été prenne autant d’importance dans sa vie. Notamment par sa rencontre avec Maden. J’ai adoré la romance qui est douce, bienveillante, qui met des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux. Avec cette histoire, j’ai rigolé (beaucoup) eu les larmes aux yeux et le cœur serré (souvent). Malgré l’humour et la douceur de cette histoire, il y a beaucoup de thèmes difficiles abordés (n’hésitez pas à regarder les TW). Mais tout est parfaitement dosé, ce qui en fait une histoire douce qui fait du bien au cœur et à l’âme. Des personnages secondaires qui apportent aussi beaucoup à l’histoire, même Soizic…
La Bretagne est très bien représentée, que ce soit avec la description des paysages ou la culture locale. Attention, vous aurez peut-être faim et mal au petit doigt en quittant cette histoire.
C’est le genre de livre que j’aime trouver sur ma route, le genre de livre qui me rappelle pourquoi j’aime lire. Un énorme coup de cœur pour cette histoire profondément humaine qui fait du bien au cœur et à l’âme.

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