Contemporain·Non classé

La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret

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Titre : La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose

Auteur : Diane Ducret

Edition : Flammarion

Genre : Contemporain

Pages : 288

Parution : 28 février 2018

 

 

note4

résumé

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie… On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

monavis

Enaid n’a pas eu une vie simple et limpide, et ça à commencé alors qu’elle était toute petite.

Nous la découvrons à 33 ans, alors qu’elle se fait plaquer et qu’elle fond en larmes en pleine émission télévisé. Au fil des chapitres nous allons retracer la vie d’Enaid, à partir de la séparation de ses parents, quand son père l’a déposée chez ses grand-parents. 

En perpétuelle recherche de l’amour dont elle à manqué avec sa mère, elle l’attend un peu comme un mirage, cet oiseau de nuit qu’elle admire. Elle va se retrouver dans toutes sortes de situations qui vont la marquer, elle va se retrouver avec plusieurs citatrices autant physique que mental.

J’ai peur, je me sens seule, je ne comprends rien. À la marche du monde, à l’absurdité du comportement humain, aux erreurs que l’on répète, à notre incapacité à aller vers ce qui nous fait du bien, aux gens qui s’aiment et qui se quittent.

Entre des grands-parents ultra croyant, qui font tout pour qu’elle ne ressemble pas à sa mère, des rencontres qu’elle n’aurait peut-être pas dû faire (les années 90, leur fiesta et leurs drogues qui circulent), un amoureux qui s’avère ne pas être celui qu’elle pense et une chute de cheval qui va lui donner l’allure d’un flamant rose… Oui Enaid est une poissarde, elle enchaîne galère sur galère, même lors de représentations anodines… 

Ce n’est pas encore la mode des bipolaires et des pervers narcissiques, en 2000 on appelle bêtement cela un maniaco-dépressif et un connard égoïste. Mais j’ai toujours été en avance sur les tendances. Alors dès que j’en ai vu un, j’ai sauté sur l’occasion. Comment les reconnaît-on  Une fois qu’il est trop tard, comme cela, on a bien le loisir de s’en vouloir et de culpabiliser. À ce niveau-là, ce n’st plus du gros sel de Guérande, c’est carrément du poivre de Cayenne. On ne s’ennuie pas. Les montagnes russes sans bouger de chez soi.

Ce livre n’est pas exactement ce que l’on peut considérer comme feel-good. L’héroïne souffre véritablement, elle n’entreprend pas de changer de vie, comme on peut retrouver dans les romans de ce genre. Non, Enaid, est une fille comme nous, avec ses doutes, ses peurs, ses galères, beaucoup de galère, mais malgré ça, elle se relève toujours, elle garde toujours la tête haute. Et c’est ça qui nous fait du bien dans ce livre. Voir que même quand on est au fond du trou, on peut toujours se relever.

Moi, fille de personne, je n’arrive pas à m’imaginer devenir un jour mère de quelqu’un.

C’est le premier livre que je lis de cette auteure, et c’est une très chouette découverte. En plus, j’ai découvert que cette histoire fait écho à sa propre histoire, ce qui me touche encore un peu plus. Elle à une plume très douce et surtout un humour à toute épreuve. 

C’était exactement le type de livre que je cherchais à lire, et je ne regrette pas du tout. La recette est délicieuse, un peu de malchance (voir beaucoup même) de l’amour (même si ce n’est pas flagrant au début) de l’humour et de la dérision à foison. Bref ma recette parfaite pour passer un super moment. 

On peut se laisser choir lorsque l’on tombe ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose.

2 réflexions au sujet de « La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret »

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