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La rose ne fleurit qu’en hiver – Andréa Generali

Titre : La rose ne fleurit qu’en hiver

Auteur : Andrea Generali

Genre : Romance historique

Édition : Auto édition

Pages : 317

Parution : 30 septembre 2022

Rêveuse et solitaire, Danielle est prisonnière d’un mariage toxique et sans amour. Son seul refuge se trouve dans l’écriture de son journal intime dans lequel elle raconte ses déboires, ses peines et ses espoirs…
Et depuis l’incident qui a bouleversé sa vie, elle s’est promis une chose : éviter ces maudits envahisseurs ! Pas facile lorsqu’on tient un bar et que son mari se trouve être un membre actif de la résistance.
Mais quand Patrick prend part à l’insurrection de Paris en ce mois d’août 1944 et ramène à son retour rien de moins qu’un officier SS, tout change.
Cet homme capturé et enfermé dans sa cave, ne dépendra que d’elle… Jusqu’à ce que les rôles s’inversent. L’officier devient alors le chasseur autoritaire qu’il était autrefois et Danielle, sa proie. Il prendra plaisir à jouer avec elle, mais aucun d’eux ne s’attend à ce que ce petit jeu puisse faire naître un lien si fort qu’il défie toutes les lois de l’amour et de la guerre.

Merci Andréa pour l’envoie.

Après avoir adoré l’histoire de Michelle et de Hans, je n’ai pas résisté à l’envie de découvrir cette nouvelle histoire d’Andréa, toujours sur le thème de la Seconde Guerre mondiale.

Ici, nous suivons l’histoire de Danielle, mariée plus ou moins contre son gré avec Patrick, un ami de ses parents, plutôt violent. Patrick est un résistant très investi dans la résistance. Alors que Danielle, elle, à une peur bleue des Allemands, surtout de SS qui ont abattu son ami libraire devant ses yeux.

Alors quand Patrick, ramène l’un deux chez eux et qu’il décide de le faire prisonnier dans sa cave, c’est une catastrophe pour Danielle. En plus de supporter la violence de son mari, elle doit supporter le fait qu’un gradé SS soit prisonnier dans sa cave. Elle va en plus devoir lui descendre à manger et à boire.

Très seule, Danielle se confie dans son journal intime, elle y parle de ce qu’elle vit au quotidien, de ses rêves de devenir chanteuse qu’elle a dû mettre de côté depuis longtemps.

Mais le pire arrive quand en rentrant chez elle après une longue balade, elle découvre la maison retournée, un ami de son mari mort dans la cave et le SS envolé…

Elle sait parfaitement ce qu’elle risque, elle ne sait pas quoi faire, se décide à aller voir si son mari ne serait pas dans son bar. Mais c’est là-bas que le SS qui était prisonnier va la retrouver et la forcer à le suivre.

Les rôles s’inversent, elle va se retrouver à la merci de ce SS, Werner, qui est un haut gradé que tout le monde respecte.

Mais Werner joue à un jeu dangereux, tout comme Danielle… Et si un lien se créait entre eux ?

La Guerre avait noirci mon coeur, et ce dernier était devenu hermétique à toute source de joie. J’en avais plus qu’assez de la brutalité de ce monde. Je ne voulais pas prendre parti, tout ce que je désirais était de revoir les marque d’amour et d’entraide.

Wahou, ce livre est encore une fois, une véritable claque, je suis vraiment fan de la plume de cette auteure et des relations amoureuses interdites qu’elle nous concocte. Qui aurait cru qu’on pourrait s’attacher à ce couple improbable. Cette petite Française docile et naïve et ce SS qui a beaucoup de sang sur les mains… Et pourtant, je dois avouer que c’est une des plus belles histoires d’amour que j’ai lu.

Même si j’ai eu un peu de mal avec le personnage de Danielle pendant une grande partie de l’histoire, elle a finalement réussi à me toucher. Je l’ai trouvé un peu trop naïve et trop docile à mon goût, Werner n’a pas beaucoup a forcé pour qu’elle lui obéisse au doigt et à l’œil. C’est ce qui m’a un poil agacé dans l’héroïne, mais heureusement, elle se rattrape à la fin de l’histoire. Elle ose enfin assumer ses sentiments, assumer ses rêves et ça, ça fait du bien.

Par contre, j’ai adoré le personnage de Werner, celui qu’on devrait détester, le SS haut gradé qui a monté les échelons en exécutant des Juifs. Mais l’auteure a choisi de nous expliquer pourquoi son personnage avait cette haine pour les Juifs au fond de lui, pourquoi il s’est fait enrôler dans la SS si facilement, ce qui le rend plus attachant. C’est un personnage complexe, perdu avec ses propres sentiments, il a toujours vécu dans la tristesse, la haine, mais au contact de Danielle, il va enfin voir qu’il y a du bon dans certaines personnes.

Ils vont s’apporter beaucoup mutuellement, Danielle va apporter la douceur et la bienveillance à Werner, tandis que lui, va lui montrer que tous les SS ne sont pas méchants, qu’ils ont leurs raisons de faire ce qu’ils font.

Ils vont se rapprocher petit à petit, j’ai aimé ce rapprochement qui prend son temps, cet amour interdit. Mais leur lien ne peut se défaire, il est plus fort que la guerre, plus fort que tout ce qui les opposent.

Mon cœur contenait bien trop d’amour pour comprendre l’irrespect et l’injustice dont les autres faisaient preuve. Ce monde n’était pas fait pour moi.

C’est un livre écrit des deux points de vue, et ça, c’est réellement ce que j’aime dans les lectures, pouvoir comprendre chaque personnage, ce qu’il ressent, ce qu’il a traversé… Et ici, c’était complètement adapté, ça nous a permis de comprendre un peu mieux leurs caractères et leurs façons de voir les choses.

C’est donc à nouveau une lecture que j’ai adorée, Andréa Generali, fait désormais partie des auteurs dont je guette les sorties.

Je trouve qu’elle maîtrise à merveille cette période de notre histoire, j’ai été entièrement immergée dans ces années plus que difficile. Dans ces années où on ne pouvait pas côtoyer qui on voulait, aimer qui on voulait…

C’est une magnifique romance, un amour interdit que pourtant rien arrête, une histoire poignante, bouleversante avec beaucoup de rebondissements, dont certains vous briseront le cœur. Je ne peux que conseiller cette romance qui vous plongera au cœur de la Seconde Guerre mondiale aux côtés de personnages plus que touchants.

Cet homme qui m’effrayait au plus haut point dans cette cave, c’était finalement lui qui m’avait redonné goût à la vie, qui avait bouleversé mes convictions autant que j’avais bouleversé les siennes.

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